Le Médium Saignant

avril 30, 2013

« La religion est-elle toujours l’opium du peuple? » -Marx

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Par Noémie Laurendeau

Dans nos sociétés modernes est-ce que la religion a un pouvoir aussi important sur nos vies qu’autrefois ? Si oui, de quelle manière ce contrôle se manifeste-t- il? Sinon, l’évolution dans nos civilisations et l’émancipation vis-à-vis les dog- mes religieux est-elle possible? La science a-t-elle complètement influencé nos modes de vie ainsi que nos conceptions du monde ? Les réponses fournies par la science sont-elles complémentaires ou remplacent-elles complètement nos mentalités? Ces réponses expliquent le monde mais répondent-elles à nos besoins spirituels? Bref, ça fait beaucoup de questions qui se répondent tout de même un peu par elles-mêmes. Permettez-moi tout de même de vous en poser une dernière! Le chocolat de Pâques était bon?

Le poids des confettis, trame sonore d’un printemps qui débute

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Par Marie-Laurence Rho

Les sœurs Boulay c’est deux sœurs gaspésiennes, Stéphanie et Mélanie, qui décident d’unir leur voix, de fabriquer des harmonies avec, puis de nous les offrir au travers des treize chansons de leur album Le poids des confettis. Mélanie, la plus jeune des deux sœurs a justement étudié en musique, ici même, au cégep Marie-Victorin.

Le Médium Saignant a ainsi eu la chance d’assister au spectacle donné le 26 mars dernier au Latulipe à l’occasion de ce lancement qui, disons-le, s’est avéré digne de l’engouement médiatique qu’a suscité la sortie de ce tout premier album du duo. Printemps, joie, musique, printemps, harmonies, printemps étaient de la partie.

C’est donc par une journée printanière que Les sœurs Boulay ont donné un spectacle gratuit, en formule 5 à 7, devant un Latulipe plein à craquer. L’émotion des deux musiciennes face à l’ampleur de la foule qui s’était déplacée pour l’occasion était fort touchante et reflétait l’émerveillement que ces deux sœurs semblent éprouver depuis la dernière semaine face à la réception unanimement positive de la critique.

L’album s’intitule Le poids des confettis, or le sens qu’ont su donné Les sœurs Boulay à ce lancement n’est pas tellement relié au côté sensationnel, mais plutôt à la candeur et la joie que l’on peut attribuer à une pluie de confettis.

Face à face autour d’un même micro, les deux sœurs étaient en totale symbiose et s’imposaient comme une seule entité en harmonie avec elle-même. C’est donc d’une façon acoustique, épurée et conviviale que le duo a su présenter sept chansons tirées de leur album devant un publique réceptif et gratifiant. La chanson Par le chignon du cou dont le vidéoclip était disponible quelques jours avant la journée du lancement a été particulièrement bien accueillie.

Les sœurs Boulay et leurs chansons folk harmoniques légères cadrent totalement avec cette bouffée de printemps qui souffle sur la ville depuis les dernières semaines. Le poids des confettis, est sans aucun doute un album de qualité, dépouillé et présenté à sa plus simple expression, mais qui, malgré sa douceur, s’impose avec une certaine profondeur parfois un peu mélancolique. Mélancolie, oui, mais une mélancolie candide qui fait du bien.

L’album Le poids des confettis est en vente depuis le 26 mars et Les sœurs Boulay seront en tournée au Québec dans les prochaines semaines. Le duo est justement de passage à Marie-Vic le premier mai prochain, je vous promets, ça vaut la peine d’y être.

Les chemins qui marchent à l’Espace libre

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Par Steave Ruel

Pour la Saint-Valentin, en plus d’un souper d’amoureux assez agréable, j’achetais à ma copine un billet pour m’accompagner voir la pièce de théâtre Les chemins qui marchent présentée à l’Espace Libre. C’est en allant chercher les soi-disant billets à la billetterie que j’ai réalisé que j’allais vivre quelque chose de spécial. Arrivé là-bas, je cherche la billetterie. Je suis au bon endroit puisque les affiches présentent plusieurs spectacles, mais les portes n’ont pas de poignées. Je décide donc de passer par le stationnement où une indication m’affirme que la billetterie est plus loin derrière. Comble de surprises, j’arrive à une porte avec une poignée. Je me demande alors si je rentre ou si je cogne. En homme poli que je suis, je décide de cogner. Interlocuté par un membre du personnel qui passait aussi par là, celui-ci me conseille d’ouvrir la porte si je veux avoir des résultats. En ouvrant la porte, j’y trouve une billetterie tout ce qui a de plus normal. Pourtant, je m’attendais à un plancher sans tuile ou un plafond troué. C’est à partir de ce moment que l’intrigue s’est insérée en moi et que j’ai commencé à espérer le 22 mars avec impatience.

Il est 19 heures, on est vendredi soir. La tête vide, on saute dans les transports en commun qui nous mèneront à l’Espace Libre. C’est la première fois que je vais voir du théâtre à cet endroit. Les questionnements bouillent déjà dans ma tête. Je tente de m’imaginer quelle sorte de mise en scène le polyvalent Daniel Brière (Le frisé des Parents) a créée. C’est qu’on m’a déjà parlé de la mise en scène. Les chemins qui marchent est le deuxième volet d’une série de trois spectacles sur l’histoire révélée du Canada français. Le premier volet était Invention du chauffage central en Nouvelle-France et une enseignante à moi était allée le voir et me l’avait conseillé sans contredit. Elle m’avait parlé d’une sorte de cage en verre et de la neige qui tombe. Je me demandais comment c’était possible.

Finalement, on arrive à l’Espace Libre. À l’entrée, on est fort bien accueillis et on nous amène à l’entrée du couloir menant à la salle pour l’attente du café gratuit qui nous est offert. Je suis à l’aise et miraculeusement, malgré le terme Théâtre expérimental, je ne suis pas nu et mes confrères et consœurs non plus. Tout le monde est habillé. L’homme devant moi est un Français. Loin d’être inintéressant, il évoque son grand intérêt pour les informations bibliographique qu’on retrouve dans un pamphlet offert à l’entrée et qui ont mené à un texte très solide écrit par Alexis Martin (l’ami du frisé des Parents). Je l’écoute et il finit par dire à sa femme « Mais regarde, c’est le commandant Berrhof.» Il nomme ensuite tout les noms qu’il peut :  « Normand D’amour ? Paul Doucet ? … » et je me retourne vers ma blonde et lui dit : « Dis-moi pas que Réal Bossé est dans mon dos. » Effectivement, Réal Bossé était dans mon dos. Voir un des meilleurs improvisateurs du Québec en real (sans jeu de mots plate … ), ça commence bien une soirée en tit-pépère ! On finit par aller s’asseoir. La salle de l’Espace Libre où l’on se trouve est très intéressante. Les bancs sont comme des bancs d’estrades rembourrés, ce qui accentue la proximité avec les autres spectateurs. Devant nous, la scène et, derrière la scène, on y retrouve exactement le même principe : plusieurs bancs sur lesquels le reste du public s’assoit. On est donc confrontés à une sorte de tableau plein de gens qui nous regardent et qu’on regarde. Un face à face qui donne déjà un ton à la vision du théâtre que prône l’endroit : « Notre politique est de soutenir des choix esthétiques radicaux, des prises de parole audacieuses tant sur l’art que sur le monde, de favoriser l’expérimentation et la recherche, le séjour plutôt que le passage, le choc artistique plutôt que la confirmation de valeurs reconnues, et finalement, le plaisir plutôt que la performance. » (http://www.espacelibre.qc.ca/espace-libre) Je n’avais jamais été aussi excité qu’une pièce commence. La mise en scène était très simple au premier coup d’œil. Un plancher de bois franc, quelques bancs, un poêle à bois, une boite à lunch, les fameuses deux vitrines qui formaient une sorte de cage de verre et deux bassins d’eau de chaque côté. De l’eau a commencé à tomber dans les bassins. Il pleuvait ! Une mise en scène polyvalente qui utilisait des médiums comme des néons mauves, des micros, de la projection et bien plus encore. La pièce commence avec l’excellent (c’est que j’ai vraiment cherché un mot supérieur) François Papineau (qui n’est pas un comédien des Parents, mais qui est directeur dans unité 9) qui incarne Frontenac avec panache. Le ton était lancé et la distribution fut admirable toute la pièce. On a eu le droit à l’histoire de nos cours d’eau québécois représentés par une panoplie de personnages tels que les Amérindiens, les Anglais et les Canadiens-français. Ce n’est pas tout, Alexis Martin est reconnu pour son engagement social. Ce fut donc avec une critique de l’exploitation actuelle de ces cours d’eau (et un petit peu de mépris pour les méchants Anglais capitalistes) qu’il démontrait notre dépossession de plus en plus alarmante face à la privatisation de nos étendues d’eau. Loin d’être terne et morne, la pièce prévenait un cynisme éminent par ses multiples utilisations de techniques théâtrales. On y a vu du chant, de la projection, de la danse, etc. Ce fut un moment mémorable qui ne demande qu’à être vécu et revécu.

En rentrant chez moi, j’ai eu l’impression d’y avoir découvert une multitude de facettes du théâtre qui sont venues remplir cette tête vide que j’avais au début de la soirée. J’en suis venu à questionner le théâtre. Quel est le but premier du théâtre ? Tout comme les autres sortes d’art, il y a des genres de théâtre et je crois avoir trouvé le mien. Celui qui fait vivre des expériences uniques à chaque représentation. Celui qui se cherche et se trouve en même temps. Mon expérience à L’Espace Libre était unique et je vous conseille d’aller y faire un tour.

ESPACE LIBRE
1945, rue Fullum, Montréal
Métro Frontenac

La génération « YOLO »

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Par Catherine Foisy 

Vous avez sans doute remarqué ces derniers temps que plusieurs journalistes se sont acharnés sur notre génération, « la génération YOLO » selon leurs dires. Même si, pour ma part, je n’ai utilisé cette expression qu’à la blague, je dois dire qu’au fond, elle peut prendre une tournure significative pour les jeunes d’aujourd’hui. Pourquoi? Tout simplement parce que vous et moi n’avons pas peur de mettre un pied devant l’autre afin de défendre nos convictions. Pas seulement ça, nous, on ne les voit pas, les stops ou les lumières rouges, on fonce, et on gagne parce qu’on a raison de gagner (il ne faut pas tout prendre à la lettre ce que je dis, concrètement, on les fait nos stops et on ne brûle pas de lumières rouges, et si cela avait le malheur d’arriver, on accepterait les conséquences évidemment).  Malgré tout, certaines personnes plus âgées se font un plaisir de nous critiquer, probablement parce qu’elles n’ont pas eu le temps de faire valoir leurs points, trop occupées à se remplir les poches.

 

 À plusieurs reprises, nous nous faisons traiter d’enfants rois. Le fait est que c’est tout à fait le contraire. Vous en connaissez beaucoup vous, des princes ou des princesses dont les parents (le roi et la reine) ne sont plus ensemble? Les contes de fées sont loin derrière moi, mais à mon souvenir ce n’était pas le cas. Les gens qui se permettent de nous traiter de la sorte sont souvent ceux qui prennent trop à la lettre la définition de yolo. You only live once, selon eux, on ne vit que pour le plaisir. Je seconde le fait que le bonheur est probablement une de nos valeurs les plus importantes, mais le problème, il est où? À quoi bon faire les choses mécaniquement quand il y a possibilité de les rendre plus humaines? On nous a répété toute notre vie que ce qui importe dans la vie, ce n’est pas le salaire mais bien d’être heureux. Une fois qu’on applique concrètement ce conseil, on ne cesse de nous critiquer…

 

On dit de nous qu’on ne veut pas travailler les fins de semaine, mais d’où leur vient leur information à ceux-là? Il me semble que la plupart des gens que je côtoie travaillent la fin de semaine, et arrêtez-moi si je me trompe, mais même si cela nous déplaît, on le fait parce qu’on en a pas le choix. À vrai dire, souvent, on sauve la peau des plus vieux. Concrètement, à quoi ça ressemble? On est autonome, on se débrouille, on nécessite moins de formation que certains parce qu’on tente de chercher notre information nous-même. Personnellement, j’ai beaucoup d’exemples concrets que je pourrais partager pour appuyer ce que j’avance, mais il ne s’agit pas de moi en tant qu’individu, il s’agit de nous en tant que jeune société.

Enfin, ces gens-là sont tellement bornés qu’ils ne  râlent que pour le plaisir de le faire. Bien oui, ils en ont eux aussi, du plaisir…Donc chers confrères, je ne vous demande qu’une chose aujourd’hui, c’est de ne pas vous retenir de vivre. Peut-être réussirons-nous, un jour, à faire du Québec une province (ou un pays) où il fait bon d’y vivre! Bref, nous sommes jeunes, nous sommes forts, et ils n’ont rien vu encore!

 

Je tiens tout de même à m’expliquer, je ne vise pas l’ensemble des plus vieux (parce que je sais reconnaître que beaucoup sont corrects et que même s’ils ne partagent pas toujours nos opinions, les respectent), je vise plutôt ceux qui nous méprisent sans jamais être allé plus loin que le bout de leur nez. Puis au fond, ça va pour ceux de notre âge aussi! 

Idée printanière

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 6:28

Par Orise Jacques-Durocher

Le printemps bat son plein. Une saison Mouillée, bouetteuse, imprévisible, mais par-dessous tout, magnifique. Voilà qu’on se fout du fameux proverbe et qu’on se découvre de tous nos fils, profitant d’un seul Celsius de plus pour arborer fièrement nos gougounes en caoutchouc. On a tellement  hâte d’enfin s’asseoir dans le gazon, de boire une bière sur une terrasse et de se prélasser au soleil.  Pour ma part, j’ai une routine printanière, un peu plus sage que la bière,  dont je vous fais part; chaque printemps, je ressors un livre.  Vous savez, un de ces livres particuliers, qui nous marque et qu’on relit ? En voilà un. Celui-ci peut être lu dans le désordre, en passant des parties, en contemplant que quelques phrases par-ci par-là, bref,  l’idéal pour un livre à lire et relire. Pour tout dire, il colle parfaitement avec le printemps et le courant de renouveau qui en découle. Voilà L’art de la simplicité, de Dominique Loreau,  un livre qui, ne soyez pas sceptiques, pourrait bien changer votre vie.

Avant tout, Dominique Loreau est une auteure française, grandement inspirée par le Japon. Elle s’inspire de la culture japonaise non seulement pour écrire cette œuvre, mais sa façon de voir la vie est aussi animée par cet art de  vivre particulier qu’ont les japonais. Pour tout dire, l’auteure réside au japon depuis les années 70, c’est pourquoi elle comprend si bien la philosophie Japonaise et la décrit de manière accueillante, en nous représentant en quelque sorte, peuple étranger, face à cette culture qui en a beaucoup à découvrir. De là le mode de vie simple et distingué des japonais, bien loin de la société de surconsommation et de fast-food que l’on connaît, devient tout à coup beaucoup plus accessible. En fait, en lisant ses dires nous devenons littéralement une sorte d’apprenti, découvrant les joies d’une vie plus simple.

 

 L’art de la simplicité est l’œuvre phare de l’auteur, qui lui a permis de se faire connaître en  2005. En somme, ce livre nous fait part de nombreuses astuces qui nous influencent à nous détacher de nos besoins inutiles et de nos excès quotidiens, afin de vivre aisément dans la frugalité et dans le bonheur le plus simple qu’il soit. En revanche, bien qu’il puisse en donner l’impression chez certains, détrompez-vous, L’art de la simplicité n’est pas un de ces livres pseudo-psychologiques qui nous promet d’être d’un tout coup heureux suite à sa lecture. C’est plutôt un gentil petit guide d’idées qu’on adopte à notre guise. C’est LE livre parfait pour accompagner le fameux  « ménage du printemps », soit dans votre tête, soit partout autour.  Hé oui, le livre comporte même une liste de La bonne ménagère (truc de rangements), vos proches seront ravis !  Certes, il est vrai que certains passages peuvent sembler un peu ésotériques, je l’avoue. Cependant, le livre est brillament divisé par parties et comporte entre autres des listes, des réflexions, des proverbes et des citations philosophiques. Il est donc facile d’éviter les passages qui nous rejoignent moins, de manière à se concentrer sur ce qui nous emballe le plus. Il suffit d’être ouvert et croyez-moi, vous en sortirez conquis et vous aurez déjà envie de rendre votre vie plus légère.

 

À remarquer : L’auteur agrémente soigneusement ses écrits de citations éclectiques qui inspirent la simplicité. On retrouve des noms inspirants tels qu’Andy Warhol, George Brassens, Platon, William Shakespeare et bien d’autres. Bref, il y en a pour tous les goûts, en voilà quelques-unes sur lesquelles je vous laisse méditer :

 

 

«Non, les braves gens n’aiment pas que …

L’on prenne une autre route qu’eux !»

–       George Brassens

 

 

 

« Créer afin d’économiser est le fuel de la manigance. »

–       Ralph Wardo Emerson

 

 

 

« Un homme est riche des choses dont il peut se passer. »

-Henry David Thoreau

 

 

 

À lire : L’art de la simplicité, Dominique Loreau, Marabout, 316 pages.

NAÏMA

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Par Pierre-Olivier Décary 

Il était très tard au café, ma tête reposait sur mes bras croisés en oreiller sur le comptoir et je me disais à quel point il était rafraîchissant de voir le monde d’une autre façon. Les tasses vides sur les tables occupées, les cigarettes brûlantes dans les cendriers, les quelques clients, un ou deux d’assoupis, les autres méditant, bouche close. C’était silence pour écouter Trane chanter. Je me sentais comme du pétrole, raffiné comme de la bière de blé, c’était un de ces moments courts et simples que j’aurais souhaité double allongé.

Un vieil homme était accoudé au piano droit à l’autre bout de la salle, il fumait lentement en attendant son tour. D’où j’étais, je ne voyais que son profil. Un visage usé, une paupière tombante surplombée de minces cheveux en broussaille, grisonnants, à travers lesquels la fumée se tressait, et je voyais dans ce nuage de la poussière virevolter parmi la lueur d’une lampe à lutrin.

Trane, à souffle perdu, cligna de l’oeil au vieillard qui déposa ses doigts sur les touches de son piano. Son dos se raidit comme dans un élan de jeunesse, et il prit la relève du morceau. Un accord ou deux, et il sembla qu’une basse fréquence fit frissonner le contrebassiste à sa gauche. Cet imposant instrumentiste effleurait sensuellement ses cordes en enlaçant contre lui sa muse de bois. Ils dansaient lentement, comme j’aurais voulu que mes parents le fassent autrefois, serrés l’un contre l’autre, les yeux fermés, déconcentrés, deux verres de porto vidés sur le tapis du salon.

Une demi-douzaine de lampions fatigués éclairait encore le café, et dehors la neige blanche reflétait la flamme froide du chandelier lunaire. Derrière une fenêtre embuée, je vis une ombre marcher à l’extérieur. La silhouette encapuchonnée entra rapidement et je me redressai du même coup, discret, curieux.

Je me souviens encore avoir avalé de travers lorsque la lumière me révéla son visage. Jamais je n’aurais pu imaginer que la beauté d’une femme puisse me rendre si vulnérable. Je sentais descendre en moi les doses augmentées de dopamine et mes nerfs désaccordés me jouaient des airs que je ne reconnaissais pas.

Elle vint s’asseoir à côté de moi et se dévêtit de son long manteau. Elle demanda un café du bout de ses lèvres rougies, avec son accent parisien d’un érotisme déstabilisant.

Dans mon âme noircie par les tempêtes et les glaces s’allumèrent d’un seul coup toutes les bougies du monde.

Elle tourna la tête vers la mienne en replaçant d’un coup de doigt sa chevelure d’ébène. Au fond de ses yeux je voyais le reflet de Trane qui soufflait dans son tuyau cuivré. Au fond de ses yeux je voyais le visage de la musique. Et je voyais mes yeux qui reflétaient aussi les siens, beaux et clairs comme les abîmes du soleil.

mars 22, 2013

Conseils lectures spirituelles

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 4:43

Par Noémie Laurendeau

 

Pour palier à l’absence de sens spirituel imposé autrefois par la religion, nos sociétés laïques créent souvent un sentiment de vide existentiel. À défaut de croire à des préceptes religieux, les gens ne croient plus en rien. Toutefois, nous avons du moins la liberté d’accorder de l’importance aux choses de la vie que nous croyons justes. Cette recherche de ces dernières est parfois ardue et peut sembler impossible dans une vision défaitiste de l’existence. Je considère que l’art, entre autres la littérature, peut aider les individus à chercher ces raisons de vivre et offrir des pistes de réflexion. Je vous conseille donc deux ouvrages, en ce mois de mars,  qui pourraient vous inspirer spirituellement.  

 

Découvrir un sens à sa vie, Dr Viktor E. Frankill

Ce docteur, l’auteur Frankill, est un juif qui a vécu les camps de concentration de la Deuxième Guerre mondiale. Ne détournez pas les yeux de ce texte trop vite! Ce n’est pas encore un ouvrage relatant les horribles faits de la Shoah. Le docteur se concentre justement sur les impacts psychologiques que cette situation inhumaine a  suscités sur les prisonniers. Il explique les différentes phases psychologiques qu’ont vécues ceux-ci. À travers ces explications le sens même de la vie est interrogé et présenté, ce qui peut évidemment aider tous même s’ils n’ont pas vécu de telles horreurs.  La première partie de l’ouvrage est selon moi la plus pertinente et révélatrice. Ensuite, il s’agit de l’explication d’une méthode; la logothérapie et son fonctionnement ce qui peut s’avérer intéressant mais moins analytique. Cet ouvrage démontre en somme que trois voies permettent de donner un sens à la vie, soient l’accomplissement, l’amour et la transcendance. De manière concrète, il est possible pour le lecteur de comprendre le processus de réflexion qui a amené ces conclusions sur la vie. Je considère donc cet ouvrage intéressant pour approfondir notre compréhension de la situation humaine et du même coup; la nôtre. 

L’Alchimiste,  Paulo Coelho

Dans un œuvre de fiction maintenant, un autre livre qui donne des réflexions intéressantes sur la vie, son sens et nos moyens de la prendre en main. Ce best-seller a influencé une quantité impressionnante de personnes à travers le monde. En effet, publié dans plus de 100 pays et traduit en 47 langues mes attentes étaient donc très élevées quant à ce livre de Coelho. J’ai, à prime abord, été déçue à la lecture de ce livre; parfois les réflexions sont maladroitement insérées dans le récit et sont quelque peu clichées. En fait, je considère une analyse clichée lorsqu’elle relève tellement de la généralité que ça en devient quasiment un fait simpliste. En d’autres termes, ces « généralités » ou bien ces proverbes simplistes constituent pour moi des belles phrases préfabriquées très idéalistes, mais qui, dans le concret, ne signifient pas grand-chose. Malgré tout, un bon nombre de réflexions présentées ainsi que la trame principale du récit constituent une métaphore bien articulée et inspirante. Le fait que l’histoire se déroule à une époque non déterminée, mais manifestement très lointaine, amplifie la généralité des croyances évoquées et éloignent le lecteur moderne de sa réalité courante. Étant des analyses spirituelles, il est évidemment possible de faire des rapprochements avec notre monde actuel, toutefois des idées religieuses et totalement anti-postmodernistes telle que la pureté sont mises de l’avant malgré le fait que ce livre ait été publié en 1988. Enfin, il n’offre aucun outil spirituel concret pour vivre réellement contrairement à l’ouvrage précédent de Frankill. Toutefois, ce récit est selon moi à la fois intriguant et pertinent dans les questionnements qu’il peut amener au lecteur, mais ne sont que des pistes de considérations. Il faut en prendre et en laisser ; comme on dit! 

 

Quand l’oeuvre d’art repose sur un seul instant

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 4:37

Par Marie-Laurence Rho

L’art de performance, le body painting ou l’art corporel sont toute des formes artistiques qui tentent de repousser les limites de l’art par le corps. Ou ne serait-il pas plus juste d’affirmer qu’elles parviennent plutôt à repousser les limites du corps grâce à l’art. En ce sens, divers artistes dont la Monténégrine Marina Abramovic allient le côté éphémère et direct de ce type de performances afin de procurer aux spectateurs des émotions parfois choquantes, d’autre fois fascinante. Portrait de la vision de cette artiste face à son art.

 

L’art de performance se définit comme une tradition artistique interdisciplinaire qui pourrait être qualifié d’art contemporain puisque son émergence date du milieu du XXe siècle. Or, plusieurs historiens de l’art estiment que l’art de performance va bien au-delà de sa définition au sens d’art contemporain puisqu’il tirerait ses origines des rites et des rituels observés chez les civilisations humaines les plus anciennes.

Le corps, l’esprit, le temps et l’espace constituent la véritable essence de toute performance artistique. Justement, dans une entrevue accordée au Musée d’Art Moderne de New York (MoMA), Marina Abramovic définit la performance comme un moment où l’artiste, grâce à sa propre idée et son imagination, entre dans sa composition mentale devant un public à un moment particulier.

Marina Abramovic poursuit et ajoute: «La performance est vraie. En théâtre, dans le cas où l’acteur se coupe avec un couteau et saigne, la couteau ne sera pas un vrai couteau et le sang ne sera pas réel. Or, lors d’une performance, le couteau, le sang et le corps de l’artiste sont réels.»

Dans cette perspective d’utilisation du corps en tant que médium, l’art corporel, quant à lui, procède plutôt à des modifications faites à l’endroit du corps lui-même. Ce mouvement artistique a fait son apparition dans les années 1960, période de libération sexuelle durant laquelle le rapport au corps s’est transformé, complexifié. Le body painting,  les oeuvres des artistes plasticiens, voire même, les tatous sont des formes d’art corporel.

Art éphémère

«La performance est la seule forme d’art qui soit véritablement temporaire. Il n’y a rien à vendre avec une performance, il n’en reste que le souvenir.», déclare Marina Abramovic dans le cadre de cette même entrevue réalisée par le MoMa.

Effectivement, l’art de performance a la particularité de n’être basée que sur l’ici et maintenant. Il s’agit donc d’une expérience en soi dont la véritable oeuvre consiste à ce que la performance suscite chez le spectateur. Justement, ce type de création artistique se veut souvent intense au niveau émotionnel. Par exemple, lors d’une performance, Marina et un autre artiste se sont retrouvés accrochés l’un à la bouche de l’autre en ne respirant que l’air des poumons de l’autre avec un micro collé à la gorge afin que les spectateurs puissent entendre le bruit que produisait ce phénomène. Les deux artistes ont fait durer la performance jusqu’à un point où ceux-ci approchaient de la suffocation. Il va donc de soi qu’il s’agit d’un événement bouleversant pour ceux qui ont assisté à la performance. Ainsi, Marina Abramovic s’est servie de son corps afin d’en tester les limites et afin d’en faire une oeuvre artistique en soi.

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Par ailleurs, lors de l’exposition The Artist is Present ayant eu lieu au Musée d’Art Contemporain de New York en 2012, Marina Abramovic a offert la possibilité aux gens du public de venir s’asseoir devant elle, dans un silence absolu, et de la fixer pendant une durée indéterminée. Plusieurs en sont sortis en pleurs, d’autre simplement fascinés par l’énergie que parvenait à créer l’artiste qui, selon elle, avait la possibilité d’établir une connexion davantage profonde avec ceux qui demeuraient assis plus longtemps.

Selon Marina Abramovic, la force de cet exercice de silence relève du fait qu’il se produise à New York, dans un contexte où tout est basé sur la rapidité l’efficacité et la production. Pourtant, cette performance artistique à laquelle le public pouvait prendre part n’avait d’autre but que celui du moment présent. L’artiste mentionne justement que plusieurs participants y perdaient la notion du temps et croyaient avoir passé une dizaine de minutes en face d’elle alors qu’ils y avaient été assis pendant plus de quarante minutes.

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Connexion corporelle

L’artiste qui fait le choix d’utiliser son corps comme médium s’expose directement au public, se dévoile sous sa plus simple expression. Ainsi, pour reprendre les mots de Marina Abramovic, le studio de l’artiste représente en quelque sorte une protection alors que l’art de performance exploite l’élément de direct et de danger.

«Du moment où j’ai commencé à utiliser le corps en art, j’en ai tiré une énorme satisfaction de pouvoir communiquer avec le public de la sorte.», explique-t-elle.

Et le gagnant est…

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Par Stéfanie Douville Vigeant

 

Le 24 février dernier, les plus grandes stars de la planète se sont rassemblées au Dolby Theater de Los Angeles afin d’assister à l’une des soirées les plus prestigieuses du monde cinématographique, la 85e cérémonie des Oscars. Cette soirée mémorable ayant pour but de récompenser les meilleurs films produits au cours de la dernière année, que ce soit grâce au jeu des acteurs, à la mise en scène, pour son décor ou encore son scénario, met en lumière  le dur travail de tous. 

 

La brillante animation de Seth MacFarlene, remplie de sarcasme envers la plupart des acteurs présents dans la salle, en a amusé plusieurs. Ses plaisanteries parfois sans retenue ont fait réagir et ont parfois créé quelques malaises. Le créateur des séries animées American Dad et Les Griffin, et réalisateur de film Ted sorti en 2012, a présenté de nombreux numéros musicaux accompagné d’autres artistes hollywoodiens pour l’ouverture du gala et a su ajouter une touche d’humour très agréable lors de toutes ses interventions. 

Le 85e gala des Oscars avait pour la première fois un thème cette année, soit celui des musiques de film. La cérémonie en profite pour présenter un hommage aux films de l’agent 007 qui  fêtent leur 50e anniversaire. Des artistes telles Shirley Bassey et Adele ont présenté la Bond Music, étant devenue un genre en soi, en performant Goldfinger et Skyfall, cette chanson qui a permis à Adele de recevoir l’Oscar de la meilleure chanson de film. Un hommage aux comédies musicales fait remonter  Catherine Zeta Jones sur scène pour interpréter la chanson All That Jazz de la comédie musicale Chicago alors que Jennifer Hudson performe And I Am Telling You I’m Not Going du film Dreamgirls. La troupe du film Les Misérables, comprenant Anne Hathaway, Hugh Jackman, Amanda Seyfried et Eddie Redmayne, ont aussi présenté une performance touchante sur la scène du Dolby Theater. Barbra Streisand a aussi chanté en mémoire des âmes disparues au cours de la dernière année, performant The Way We Were, tandis que Norah Jones performe la chanson du film Ted, Everybody Needs a Best Friend, nommé pour l’Oscar de la meilleure chanson de film. 

Le prix le plus prestigieux à recevoir lors de ce gala des Academy Awards est celui du film de l’année. Les films en liste cette année étaient: Django Unchained, Argo, Life of Pi, Amour, Les Misérables, Zero Dark Thirty, Lincoln, Silver Linings Playbook et Beasts of the Southern Wild. C’est Argo, le film du multi talentueux Ben Affleck qui est le grand gagnant dans cette catégorie, présentée en directe de la Maison-Blanche par nulle autre que la première dame, Michelle Obama. Bien qu’il n’ait pas remporté les honneurs pour l’Oscar du meilleur film, Quentin Tarantino reçoit son deuxième Oscar en carrière, celui du meilleur scénario original pour son film Django Unchained, ayant déjà gagné ce même prix pour son film Pulp Fiction en 1995.

Un des prix les plus convoités par les artistes lors de ce célèbre gala est celui du meilleur acteur ou de la meilleure actrice. Ce prix signifie énormément autant aux yeux du récipiendaire qu’à ceux de leurs paires. Cette année, l’Oscar de la meilleure actrice a été remis à la jeune Jennifer Lawrence pour son rôle dans Silver Linings Playbook. La jeune femme remportait ainsi son premier Oscar en carrière et s’est assurée que sa montée sur scène soit à jamais mémorable, trébuchant dans les escaliers lorsqu’elle est allée récupérer son prix. Un moment encore plus mémorable est celui où Daniel Day-Lewis rafle son troisième Oscar dans la catégorie du meilleur acteur pour sa performance dans le film Lincoln. 

Cette année, tous les acteurs nommés pour l’Oscar du meilleur acteur dans un rôle de soutient ont déjà récolté au moins une statuette au cours de leur carrière. Néanmoins, celui qui en ajoute une à sa collection cette année est Christoph Waltz pour son rôle dans Django Unchained. Waltz reçoit ainsi le deuxième Oscar de sa carrière, ayant gagné dans cette même catégorie pour son rôle dans Inglourious Basterds. L’emportant donc devant de talentueux acteurs comme Allan Arkin (Argo), Robert De Niro (Silver Linings Playbook), Philip Seymour Hoffman (The Master) et Tommy Lee Jones (Lincoln). Du côté féminin, le prix de la meilleure actrice de soutient est remis à Anne Hathaway pour son rôle dans Les Misérables, encaissant ainsi son premier Oscar en carrière, malgré ses sept nominations au cours des dernières années. 

 

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Ang Lee empoche le quatrième Oscar de la soirée pour le film Life of Pi, soit celui du meilleur réalisateur.  Nommé pour la deuxième fois aux Oscars, Claudio Miranda a triomphé dans la catégorie Best Achievement In Cinematography pour son film Life of Pi, remportant ainsi son premier Oscar en carrière, n’ayant pas empoché le prix lors de sa nomination pour son film The Curious Case of Benjamin Button, en 2009.  Le film Life of Pi a d’ailleurs gagné le prix Best Achievement in Visual Effects en plus de celui de la meilleure musique de film. 

Ne célébrant pas seulement les films américains, l’Academy Award du meilleur film étranger est remis pour la deuxième fois à un film autrichien, soit à Michael Haneke pour son film Amour. Le court-métrage du Québécois Yan England n’a malheureusement pas remporté l’Oscar du meilleur court-métrage pour Henry, le perdant aux mains de Shawn Christensen pour son film Curfew. Pour ce qui est des films d’animation, beaucoup de très bons films se faisaient compétition, notamment Brave, Frankenweenie, ParaNorman, The Pirates et Wreck-it Ralph. Mark Andrew et Brenda Chapman l’ont emporté pour la première fois de leur carrière pour leur film d’animation Brave. 

 

LISTE DES AUTRES PRIX GAGNÉS AU COURS DE LA SOIRÉE :

Animated Short Film: Paperman – John Khars

Achievement in Costum Design: Anna Karenina – Jacqueline Durran

Achievement in Makeup and Hairstyling: Les Misérables – Lisa Westcott et Julie Dartnell

Meilleur Court-Métrage Documentaire : Innocente – Sean Fine et Andrea Nixe Fine

Meilleur Film Documentaire : Sugarman – Malk Bendjelloul 

Meilleur Mixage Sonore : Les Misérables

Meilleur Son : ÉGALITÉ Skyfall et Zero Dark Thirty

Meilleur Montage : Argo – William Goldenberg

Meilleur Décor : Lincoln

Meilleur Scénario Adapté : Argo – Chris Terrio

 

Un changement de garde-robe qui rapporte!

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 4:22

 

Par Catherine Foisy

 

Suis-je la seule à se ramasser avec un tas de vêtements dont je ne sais plus quoi faire à l’arrivée du printemps? En sortant nos vêtements plus légers de l’année dernière, on se rend vite compte que plusieurs ne nous correspondent plus et qu’on a envie de changement. On fait donc les boutiques pour se refaire une garde-robe mais, avec ceux qu’on ne veut plus, on fait quoi? En cette arrivée du printemps, je vous propose donc deux façons uniques de revendre vos vêtements, à Montréal même.  

 

 

  1. L’empire de l’échange

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Il y a de ça quelques semaines à peine, la populaire friperie montréalaise Annexe Vintage annonçait l’ouverture d’une nouvelle boutique, avec un tout nouveau concept. Située au 51, rue Bernard Ouest, L’Empire de l’échange est la première boîte montréalaise qui récolte les vêtements pour les revendre. Bien entendu, ce ne sont pas tous les vêtements reçus qui sont adoptés par la boutique. Les propriétaires font d’abord une sélection visuelle (les vêtements doivent correspondre à leur image) puis une sélection plus technique (la composition de l’article, son état) pour ensuite établir leur prix de vente. Tous les vêtements et accessoires qui ne sont pas retenus sont rapidement réacheminés à leur propriétaire ou donnés à une œuvre de charité. Pour les articles retenus, on vous offre 40% du prix de vente utilisable dans la boutique elle-même ou dans l’une de ses boutiques sœurs : Annex Vintage et Local 23. Autrement, on peut également choisir de conserver 20% du prix de vente au comptant.  Ayant parlé avec les responsables à plusieurs reprises, je peux vous assurer que ce sont des personnes très compétentes dans le domaine qui se font un plaisir de revendre votre marchandise usagée mais en excellent état. De plus, familiers avec les réseaux sociaux, ceux-ci possèdent un compte Facebook, un compte Tumblr ainsi qu’un compte Instagram où les articles retenus sont affichés auprès de leur clientèle. D’ailleurs, pour avoir plus d’information sur cette nouvelle boutique où le but est de vendre, d’acheter et d’échanger, je vous suggère d’aller faire un tour sur le site suivant ;  http://empire-exchange-mtl.tumblr.com/

 

  1. Grande vente éphémère à l’intérieur de notre cégep

 

À plus petite échelle mais aussi intéressante et organisées par trois étudiantes du cégep, Kessie Theliar Charles, Gabriella Kinté et Geneviève Bélanger-Nantel,  les ventes éphémères vous proposent de vendre vos vêtements et divers articles à petits prix à l’intérieur de l’établissement-même du cégep. Une belle initiative d’étudiantes d’ici qui rapporte (en fonction du nombre d’items vendus) à ceux et celles qui désirent y participer. C’est simple, vous pouvez communiquer avec celles-ci afin de vendre vos vêtements et articles lors d’un de leur prochaine vente. Celles-ci annoncent la tenue exacte de la vente par le biais de Facebook plusieurs semaines avant la date de celle-ci et vous invitent à y participer tant comme vendeur ou vendeuse que comme acheteur et acheteuse. Pour ceux et celles qui désirent vendre des items, vous êtes ceux qui établissez vos prix mais vous devez être ouverts à la négociation puisque les organisatrices s’exclament tout haut que tout est négociable.  De plus, en collaboration avec le fonds de solidarité des étudiants, vous aurez la possibilité de faire un don en contribution volontaire à la fin de l’évènement. C’est alors peu dire qu’en plus de nous rapporter personnellement, c’est une occasion de soutenir la collectivité! Les créatrices de l’évènement font donc appel à vous, étudiants et étudiantes du Cégep Marie-Victorin afin de recréer une ambiance de friperie à petits prix à l’Exil. Bien qu’elles en soient à leur deuxième édition, plus il y a de participants, plus il y a possibilité de recréer l’évènement à plusieurs reprises.

 

Avec ces deux propositions, j’espère que vous amorcerez le printemps en force, en changeant l’allure de votre garde-robe et en permettant à d’autre d’acheter des articles uniques qui ne se retrouvent pas en boutique! Il est d’ailleurs à noter que même si je vous propose ces deux alternatives dans le cadre de l’arrivée d’une nouvelle saison, il est possible de faire affaire avec eux tout au long de l’année, informez-vous!

 

Super Bowl XLVII

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 4:04

Par Daphnée Malboeuf et Stéfanie Douville Vigeant

Le 3 février dernier se tenait la grande finale du football américain. Les deux frères John (ravens) et Jim (49ers) Harbaugh, tous deux entraîneurs chefs, s’affrontaient pour la première fois dans l’histoire du superbowl. Bien que les 49ers aient passé proche de faire une remontée spectaculaire, l’équipe des Ravens s’est tout de même sauvée avec la victoire en l’emportant 34-31. 

Dès le premier quart, l’équipe des Ravens a démontré sa soif de victoire. À seulement 4 minutes 24 secondes, Anquan Blondin donne l’avance aux Ravens en faisant le premier touché de cette partie sur une passe de 13 verges du quart-arrière. Ce premier touché leur donne 7 points d’avance sur San Francisco. Après 11 minutes de jeu, les 49ers réduisent l’écart en effectuant un botté de placement de 36 verges. David Ackers permet à son équipe de revenir dans la partie en faisant 3 points. Au deuxième quart Baltimore reprend une fois de plus l’avance dans le match en accomplissant le deuxième touché de la rencontre. À 7 minutes 50 secondes, c’est Dennis Pitta qui fait le touché sur une passe de 1 verge. Cinq minutes plus tard, les 49ers encaissent un autre coup dur alors que Jacoby Jones fait un touché sur une passe de 56 verges. La marque est maintenant de 21-3 en faveur des Ravens. Le botteur de San Francisco vient effectuer un second placement pour réduire l’écart à 21-6. Onpeut qualifier cette première demie comme étant désastreuse pour les niners.

SPECTACLE DE LA MI-TEMPS

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Le spectacle tant attendu de la mi-temps du superbowl  47 mettait en vedette, cette année, une des plus grandes chanteuses de sa génération, Beyonce Knowles.  Son arrivée sur scène a littéralement enflammé la scène.  Queen B s’est élevée au son d’un discours politique faisant ainsi un petit clin d’œil à l’engagement actif qu’a Beyonce auprès du gouvernement américain. La chanteuse a démontré toute la puissance de sa voix en commençant a capella, ne laissant voir à l’auditoire que sa silhouette, étant plongée dans le noir. Lorsque la lumière fut sur la star, plusieurs espéraient l’arrivée soudaine du rappeur Jay-Z pour accompagner sa femme sur la scène du Super Bowl alors qu’elle entama la célèbre chanson du duo Crazy In Love. La diva vite su faire oublier son époux et a capté l’attention à elle seule lors de sa performance. L’aisance qu’elle avait sur scène est indiscutable alors qu’elle arborait une minuscule robe de cuire qui lui allait à ravir, tout en exécutant des mouvements de danse très sexy. La présence exclusive de femmes sur scène ne faisant qu’accentuer le Girl Power valorisé par la chanteuse- je pense ici à sa chanson Run The World (Girls)– n’ayant que des danseuses et des musiciennes à ses côtés. Connue pour ses mouvements de danse en synchronie exemplaire avec ses danseuses, Beyonce n’a pas déçu ses fans, exposant à plusieurs reprises sa féminité et son talent. C’est une Miss Carter très expressive qui a pris possession du Superdome autant par sa puissance vocale que par l’intensité de sa prestation.  Une seule Queen B c’est bien, mais avec trois, on est au paradis! En effet, la vedette a décidé de présenter deux hologrammes d’elle-même l’accompagnant à la danse, dans sa performance de Baby Boy. Technique expérimentée un peu plus tôt cette année lors du festival de musique Coachella, on y avait présenté un hologramme du défunt rappeur 2pac aux côtés de Dr. Dre et Snoop Dogg. La présence de Beyonce au Superbowl a aussi permis au groupe Destiny’s child de refaire surface. En effet, le trio prévoit lancer un nouvel album au cours de l’année, ce qui explique l’intérêt d’impliquer Kelly Rowland et Michelle Williams dans la performance de Knowles. Ce retour a été très apprécié par la foule, surtout lorsque les bonnes amies ont entamé leur succès Bootylicious. Plusieurs ont par contre remarqué que les micros des deux collègues de la pop star étaient beaucoup moins forts que celui de cette dernière. Un hasard? La question se pose. Ces dernières l’ont d’ailleurs accompagnée pour chanter l’une des chansons les plus connues de Queen B : Single Ladies. Cette chanson qui est devenue très populaire notamment grâce au vidéoclip qui lui est rattaché, est appréciée de tous pour sa chorégraphie, exécutée à plus grande échelle sur la scène du Superbowl, ajoutant ainsi à l’ébahissement du public. Terminant sa performance avec sa chanson Halo, très intense et prenante, Beyonce a réussi à éblouir son auditoire par sa voix puissante et riche en émotions.  Queen B s’est littéralement déchainée sur scène afin de présenter le meilleur spectacle possible. Selon plusieurs, cela faisait des années que le Superbowl n’avait pas eu un spectacle de la mi-temps aussi enlevant. On peut donc dire mission accomplie à la diva !!

Alors que les fans des niners croyaient en un retour en force de leurs préférés, Jacoby Jones vient plutôt leur fermer le clapet en achevant 109 verges sur un retour de botté. Le quatrième touché des Ravens permet à l’équipe de devancer largement leurs adversaires en marquant le 28e point de la rencontre après seulement 11 secondes de jeu au troisième quart. La panne d’électricité qui a plongé dans le noir pendant 34 minutes les 71 024 spectateurs présents au Mercedes Benz Superdome a donné un gain d’énergie à San Francisco. Michael Crabtree fait le premier touché des niners à 7 minutes 32 secondes du troisième quart sur une passe de 31 verges du quart-arrière Kaepernick. Le pointage est maintenant de 28-13. Mois de trois minutes plus tard Frank Gore accomplit le deuxième touché de San Francisco sur une course de 6 verges pour mettre la marque à 28-20. À 11 minutes 50 du même quart, David Ackers fait son troisième botté pour réduire l’écart de cinq points seulement. Les choses se corsent et la pression se fait sentir chez les Ravens. Le quatrième quart s’annonce très serré, on joue maintenant le tout pour le tout. Le botteur des Ravens effectue un placement de 19 verges au tout début du quatrième quart pour offrir 31 points à son équipe. Colin Kaepernick met le feu à la partie alors qu’il réussit un touché à 5 minutes 3 secondes pour diminuer l’écart de seulement deux points (31-29). Malheureusement la conversion de deux points est ratée. Justin Tucker fait son second placement pour les Ravens à 10 minutes 41 secondes, ce qui donne un minuscule 3 points à Baltimore. La défense de Baltimore résiste et concède un touché de sûreté dans la dernière minute de jeu pour faire la marque finale de 34-31 pour les Ravens.

Alors que tout le monde croyait que c’était dans la poche pour les Ravens, les 49ers ont su démontrer du courage et du coeur pour rattraper l’avance de leur adversaire. Même s’ils ont connu une première demie catastrophique, l’équipe de San Francisco a dominé les points au retour soit 25 contre 6. Ils ont fait 17 points en 4 minutes 14 secondes et ont remonté jusqu’à deux points d’écart. Le jeune quart-arrière Colin Kaepernick a su retrouver son momentum au 3e quart et a joué moins nerveusement dans la 2e demie.

Pour leur part, les Ravens ont surpris et défié les attentes. Après une dure année, ils ont fait preuve d’une grande détermination et ont gagné chaque petite partie importante pour enfin se rendre au sommet. En série, leur quart arrière, Joe Flacco en a impressionné plus d’un avec sa fiche. Dans toutes les séries, il a 11 touchés à son actif et aucune interception. À la grande finale, il a réussi 22 de ses 33 passes en plus des 287 verges de passes et ses trois touchés.

Le milieu de terrain des Ravens, Ray Lewis, prend sa retraite et met un terme à sa carrière au sommet. Après avoir servi 17 saisons et avoir servi de modèle à Baltimore, il est maintenant prêt à devenir père à temps plein.

Baltimore-Ravens-Superbowl-2013 

55e cérémonie des Grammy Awards

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 3:57

Par Stéfanie Douville Vigeant

 

Avait lieu le 10 février dernier la 55e soirée des Grammy, un des évènements annuel le plus convoité dans le domaine musical. Au Staple Center de Los Angeles se regroupaient les artistes les plus en vogue de la dernière année afin de récompenser les talents qui ont su charmer le public. Pour chaque catégorie, le grand gagnant est déterminé par  les membres de l’Académie qui ont votés le 19 décembre dernier, dans chacune des 80 catégories. 

Cette 55e édition des Grammy Awards a été soulignée par les nombreuses performances des artistes. L’une des plus marquantes est l’hommage que plusieurs d’entre eux ont présenté en l’honneur du légendaire Bob Marley. Mettant en scène un medley de ses plus grands succès, des artistes comme Rihanna, Bruno Mars, Sting et Ziggy ont partagé la scène pour un spectacle qui inspirait paix, amour, joie et reggae. 

Les performances

Célèbre pour son tapis des plus glamour, le gala des Grammy, animé par l’habitué LL Cool J, présente des performances et collaborations spectaculaires sur scène. C’est Taylor Swift qui a eu l’honneur de chanter pour l’ouverture du gala, performant sa chanson We are never ever getting back together, accompagnée de danseur aux allures carnavalesques. Le tout suivi de la collaboration entre le légendaire Elton John et le talentueux Ed Sheeran, respectivement au piano et à la guitare acoustique, afin de présenter la populaire chanson du jeune anglais, The A team.  Plusieurs performances ont eu lieu lors de cette cérémonie dont une du groupe chouchou Fun., The Black Keys, Carrie Underwood, The Lumineers et Miranda Lambert et Dierks Bentley se sont joints sur la scène des Grammys pour célébrer la musique country, dans une performance toute en beauté. Introduits par Johnny Depp lui-même, le  groupe Mumford & Sons a su livrer une performance pleine d’énergie qui a enflammé la salle qui l’attendait avec impatience. 

Le grand retour du multi talentueux Justin Timberlake a été présenté par Beyonce et Ellen Degenneres. L’artiste qui n’avait pas mis un pied sur scène depuis la sortie de son dernier album en 2006 a performé la pièce Suit and Tie qui fera partie de son prochain album, The 20/20 Experience, dont la date de sortie est prévue pour le 19 mars prochain. Le retour du chanteur tant aimé des femmes, autant pour sa voix que pour ses mouvements de danse est marqué par l’arrivée sur scène de Jay-z qui collabore dans la chanson, moment marquant de cette soirée de festivité. 

Qualifé de «Grammy moment», la performance du groupe Maroon 5 avec la ravissante Alicia Keys  a été présentée avec beaucoup de fluidité, mélangeant les chansons à la fin de la prestation.  Chaque artiste faisant intrusion dans la chanson de l’autre, soit Day Light et Girl On FIre, avec beaucoup d’harmonie.

Rihanna qui a gagné son 7e Grammy Awards, était sur scène pour présenter une performance en toute simplicité, remplie d’émotions, mettant en valeur sa voix envoutante. Kelly Clarkson a aussi offert une performance émouvante et tout en puissance. 

Jack White a offert une des performances les plus rock et excentrique de la soirée. De plus, cette 55e soirée des Grammy a souligné la première prestation de Frank Ocean aux Grammy en performant sa chanson Forest Gump.

L’animateur de la soirée, LL Cool J, s’est permis un petit moment de plaisir pour la fermeture de la soirée alors qu’il rappait notamment accompagné du drummer Travis Barker. Performance très énergique et très différente de tout ce qu’on a pu voir au cours de la soirée. Numéro rafraichissant, rappelant les bons  jours où LL Cool J était au sommet de la gloire dans le monde du Hip-Hop. Il chante d’ailleurs No Sleep Til Brooklyn des Beastie Boys en l’honneur d’Adam Yauch, décédé au cours de l’année. 

Les gagnants

Le premier prix de la soirée a été remis à Adele pour sa performance de Set Fire To The Rain dans la catégorie Meilleure performance pop solo. Alors que Carry Underwood remporte le même prix pour la Meilleure performance country solo, pour sa chanson Blown Away. La meilleure performance rock est remise à The Black Keys pour leur chanson Lonely Boy.

La chanson We Are Young du goupe Fun a remporté les honneurs dans la catégorie Chanson de l’année, devant des artistes comme Ed Sheeran, Miguel, Carly Ray Jepsen et Kelly Clarkson. 

Une nouvelle catégorie s’est ajoutée cette année au gala des Grammy, soit celle du Meilleur album urbain/contemporain mettant en nomination Chris Brown, Miguel et le grand gagnant Frank Ocean pour son album Channel Orange. Le prix du Meilleur album country est remporté par le Zac Brown Band – Uncaged. 

Le Grammy dans la catégorie «Best pop vocal album» a été remis à Kelly Clarkson pour son album Stronger alors que Watch The Throne, composé de Jay-Z et Kanye West, a remporté le Grammy de la Meilleure collaboration rap avec Frank Ocean et The Dream pour la chanson No Church In The Wild. 

Le fameux Prince a fait la surprise de sa présence pour venir présenter le Grammy du Record of the year au récipiendaire, Gotye pour Somebody That I Used To Know. Alors que le prestigieux Grammy du Best New Artist a été attribué au groupe Fun. C’est le groupe britannique Mumford & Sons qui a reçu le prix de l’Album de l’année pour leur second album Babel.

 Ryan Seacrest et Justin TImberlake ont presenté une nouvelle catégorie qui prendra place parmi les catégories des Grammy afin de récompenser les professeurs de musique qui enseignent et encouragent la prochaine génération d’artistes, soit The Music Education Award. Cette récompense ne sera remise que lors des prochains Grammy, soit dès l’an prochain. 

Ode au Cégep

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 3:49

Par Orise Jacques-Durocher

Train-train quotidien,  je me réveille au son de la douce voix de René Homier-Roy, sortant  de mon petit cadran-radio qui griche, sur le bord de ma fenêtre, Montréal-Nord, fenêtre avec vue sur Marie-Vic’. Émission d’information de la première chaîne, la trame sonore de mes matins, trop tôt levée, où j’intègre à moitié les nouvelles de la journée. Cependant,  ce matin-là, il y en a une qui chamboule ma petite routine de cégépienne candidement informée. 

L’aspirant chef du Parti libéral du Québec, Pierre Moreau, remet en question la pertinence du cégep au Québec.   

De là,  j’imagine amèrement une jeunesse sans cégep, le Québec sans cégep, cherchant vainement à comprendre les dires de M. Moreau. En sachant du moins que les études collégiales, notamment les programmes techniques enseignés au cégep, sont des outils économiques de choix pour le Québec. En considérant aussi que les nombreux instituts collégiaux constituent une façon de rendre l’éducation accessible aux jeunes de nombreuses régions québécoises. Puis, en reconnaissant, notamment grâce à mon expérience personnelle, que le cégep est sans aucun doute le meilleur endroit pour mûrir et pour apprendre la vie. Voilà que je cherche toujours à comprendre, attachée tendrement à «mon» cégep. C’est ainsi que j’eus de grandes réflexions, entre le café, la douche, et mon cours de huit heures dix.  

Bien sûr, il faut considérer le taux de réussite, le taux de diplomation, l’effet sur l’économie québécoise. En n’oubliant pas de nous compter, nous, les jeunes adultes bien souvent en quête d’identité, en quête de savoir.  Que ferait-t-on sans le cégep ?  Puisque, quoi qu’on en dise, les études postsecondaires sont un véritable point tournant dans la vie de tous les jeunes qui y passent.  

Tout d’abord, c’est environ en secondaire cinq que commencent les «vraies études». Ayant appris à reculons depuis quelques années, blasés face à l’éducation et ne sachant pas trop ce qu’on est vraiment encore, suite à ce qu’on nous ait imposé ce que l’on devrait être, à ce qu’on devrait penser, on doit maintenant choisir notre champs d’étude.  De là, enfin laissé à nous-mêmes, on détermine ce qui nous convient. Enfin, le domaine d’étude qui nous semble le moins plate pour l’instant. Allez-hop, on se lance les yeux fermés dans une vie qui semble être celle qu’on désire vivre. Voilà qu’au Cégep, on y réfléchit. Assurément, c’est au Cégep qu’on découvre réellement qui on est et qu’on  bâtit enfin  notre propre chemin. On se trace une piste, où la connaissance, celle qu’on a choisie, nous permettra de nous épanouir. C’est le temps où l’on décide ce qui nous intéresse vraiment, dans quoi on veut s’impliquer. Bien sûr, nombreux changeront de programmes pour trouver leur voie, mais c’est de cette façon qu’un grand nombre d’étudiants finiront par en ressortir bel et bien diplômés, mais surtout, au-delà du vulgaire bout de papier, ils auront la pensée imprégnée de notions et d’expériences qui leur tiennent à cœur et dont ils se serviront fièrement.  

Le Cégep, c’est le début de la vraie vie. C’est le moment où l’on devient pleinement responsable, où on apprend de nos erreurs. On y plonge tête première, mais en ayant encore le temps d’y réfléchir. Réfléchir, réfléchir pour de vrai. Notamment grâce au cours de philosophie, dont je revendique aussi la pertinence, mais aussi dans l’entièreté du parcours collégial. C’est au Cégep qu’on apprendra à parler, à discuter intelligemment, à se forger un avis, pour enfin pouvoir s’exprimer  non pas dans un français guindé ou bien dans un parler qui ne veut rien dire, mais qui nous permettra plutôt de s’exprimer en ayant les bons mots, pour dire ce que l’on pense, de façon intègre, réfléchie et authentique. Bref, en sortant du cégep, qu’on aille à l’université ou pas, on saura revendiquer, manifester ce que l’on pense, de façon à ne plus se laisser dire comment faire, puisque la façon de faire sera maintenant la nôtre. 

Quoi qu’il en soit, au cégep, on apprend non seulement à réfléchir, à penser par nous-mêmes, mais on apprend également bien d’autres choses qui marquent notre vie au fer rouge, d’expériences enrichissantes, qui nous auront enfin permis de devenir quelqu’un qui nous ressemble. Et qui sait, de continuer à s’affirmer, bien sûr à l’université, et certainement plus loin encore. 

octobre 22, 2012

Van Gogh, de près

Filed under: Arts visuels,Sorties culturelles — lemediumsaignant @ 8:01

Cet été du 25 mai au 3 septembre 2012, une exposition du peintre Vincent Van Gogh a attiré un grand nombre de visiteurs au musée des beaux-arts du Canda dans la capitale. L’exposition a présenté des œuvres réalisées lors des 4 dernières années de la vie de l’artiste, c’est-à-dire de 1886 à 1890. Van Gogh, à l’apogée de son talent, dans une maîtrise totale de son style, a peint des centaines voire des milliers de toiles dans cette période, parfois même jusqu’à 3 toiles par jour. Dans ses toiles, la prédominance de la nature lumineuse contraste avec son tempérament tourmenté, incertain et instable. Une luminosité flamboyante jaillit de sa peinture, une mouvance, une chaleur, un réconfort, une beauté époustouflante. Son exploration visuelle le pousse à mettre le premier plan en valeur et à étaler le second et le troisième de manière à donner une impression d’entrer dans la toile, dans le paysage. Son inspiration japonaise picturale le guide à se concentrer sur l’élément frontal, car l’art japonais fait rejaillir la beauté d’un simple élément dans les toiles. Van Gogh fait partie du courant néo-impressionniste, depuis qu’il s’est installé à Paris et qu’il eut l’influence de l’impressionnisme français. Le néo-impressionnisme est un courant artistique qui soutient une croyance selon laquelle la perception d’une couleur est changeante selon la couleur qui est directement à son côté. Quand deux couleurs complémentaires sont à proximité, par exemple le rouge et le vert (cercle chromatique), alors le rouge ressortira davantage grâce au vert qui est à côté de lui. Les couleurs prennent donc une grande importance dans ses toiles.

L’exposition

L’exposition est principalement divisée en sujets de tableaux ainsi que selon les années, entre 1886 et 1890. Un regard assez bref et précis de l’héritage artistique du peintre en comparaison à l’œuvre immense qu’il a réalisé au cours de sa vie, par exemple aucun de ses célèbres autoportraits ne sont exposés. La première partie contient principalement des natures mortes de fleurs peintes à Paris alors qu’il s’inspire fortement de l’impressionnisme. Le reste de l’exposition présente des changements saisonniers, des sous-bois, des gerbes de blé, des scènes de campagne. En 1888, il déménage en Provence où les paysages l’inspirent grandement. Les toiles qui en résultent sont denses, duveteuses, mouvementées, lumineuses, aériennes. De plus, la structure du paysage crée un contraste entre les éléments du premier plan et les vues du lointain. Ceci est dû à l’appréciation de l’art japonais qui choisissait souvent de mettre en valeur un élément de la toile picturale ainsi que pour son rapport intime avec la nature. Fait intéressant, l’audio guide coûte un montant supplémentaire mais vaut la peine pour bien compléter cette exposition unique. De plus, cet outil comprend des explications distinctes et interactives pour les enfants.

 

Influences

Trois sections sont consacrées à des œuvres qui ont influencés l’art de Van Gogh dans cette exposition. Une de celles-ci présente des estampes japonaises, car cet art fascine le peintre néerlandais et l’inspire grandement dans sa recherche visuelle. Il admire la capacité des Japonais a apprécié l’infinie beauté de l’essentiel ainsi que de détails anodins tels qu’un brin d’herbe. On retrouve des toiles de la moitié du 19e siècle dont 3 appartenaient à Vincent Van Gogh. Une autre section contient des photographies du 19e siècle, étant donné que cette nouvelle technologie vient d’émerger (1839), ce modem a d’inévitables répercussions sur la communauté artistique. Vincent Van Gogh a été en contact dans son milieu de travail de ce nouveau modem artistique, sans nécessairement que cela ait d’impact sur son art. Toutefois, on remarque les thèmes liés de la célébration de la nature ainsi que l’aspect intéressant du zoom dans les perceptions photographiques. Finalement, une autre section expose des tableaux européens des époques antérieures à Van Gogh qui mettait en valeur le plan rapproché et qui ont influencés ses recherches sur la vue de près. Cette section démontre que Van Gogh n’a pas inventé cette technique, mais qu’il l’admirait.

Vincent

L’évolution psychologique, sa famille, sa vie personnelle est subtilement exposée dans ses toiles et, par le fait même, dans cette exposition unique au musée des beaux arts d’Ottawa. Van Gogh nous peint la nature en tout intimité, il présente son sujet dans toute sa gloire, il croyait que cela était nécessaire à notre compréhension du monde, ou du moins nous aidait. Par exemple, dans la toile touffes d’herbes et papillons (1887-1888) il peint tous les brins d’herbes dans leurs moindres détails. La toile est vivante, lumineuse, dansante, il s’agit d’une célébration de la nature et de la beauté des choses qui sont trop souvent jugées insignifiantes. La chaleur de ses œuvres a un effet apaisant, elle nous permet de nous concentrer sur son sujet fondamental. Au printemps 1890, une crise de démence l’attaque, premier pas vers un trouble plus profond. Suite à cela, il s’installe à Auvers-sur-Oise où il peint la toile désormais célèbre pour son neveu, amandier en fleurs. Dans ses dernières peintures, il renonce à la cohérence et juxtapose des éléments proches et lointains, signe d’une tourmente qui l’habite. Par exemple, la Plaine à Auvers (1890) présente un ciel troublé, il écrit d’ailleurs à son frère Théo cet état du ciel et soutient que ses toiles disent ce qu’il ne sait dire en paroles. 

 

Par Noémie Laurendeau

Où tout a commencé…

Filed under: Divers,Mode — lemediumsaignant @ 7:48

Par Catherine Foisy

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Il y a de cela quelques semaines, mon samedi après-midi ressembla à un voyage dans le temps. En voiture (car je n’ai pas les moyens d’avoir une machine à remonter dans le temps), je me rendis au marché Finnegan, à Hudson dans les domaines de la ferme Aird…

Le marché dont il est question est en fait un genre de marché aux puces extérieur ouvert du premier samedi de mai au dernier samedi d’octobre. Les Aird ont ouvert le marché il y a plus de 25 ans, et l’ont nommé ainsi en l’honneur de Finnegan, le chien de ces derniers. À chaque saison estivale, le marché se voit grandir avec de nouveaux kiosques en conservant les plus anciens également. Il s’étale sur tout le champ ainsi que dans quelques granges sur le même terrain. Les articles qu’on y retrouve peuvent dater d’il y a 500 ans! Avis aux collectionneurs d’antiquité, c’est LA place où aller sans devoir dépenser une fortune.

À peine arrivée, mon cœur palpa en voyant tout ce qu’on peut y trouver, passant de l’antiquité à l’artisanat de nos jours. C’était une journée péniblement chaude (en d’autres mots, pas la journée idéale pour y aller) mais tout m’intéressait tellement que j’y restai, me promenant de kiosques en kiosques pendant plusieurs heures. TOUS ;  francophones, anglophones, gens d’ici ou d’ailleurs, vieillards comme jeunes adultes, artisans comme hommes d’affaires étaient présents afin d’offrir au public des pièces uniques, qui ne se retrouvent pas ailleurs. Plus j’avançais, plus j’avais l’impression de voir l’histoire québécoise défiler devant moi, tout me semblait si réel. Mon œil a tout de suite été attiré vers ces vieilles machines à coudre, ces articles de magazines mode des années 30 encadrés où on y parlait principalement de fourrure, ces vieilles maquilleuses, ces articles où les camés s’additionnaient, ces broches hallucinantes, tout pour faire rêver une adepte de la mode des années passées quoi!  Les genres étant confondus, tout le monde peut trouver chaussure à son pied. Beaucoup d’articles dans la joaillerie (allant même jusqu’à la fabrication de divers bijoux à l’aide d’articles de cuisines comme des fourchettes), plusieurs en lien avec la décoration, l’ameublement (antiquité non-touchée, retapée et imitée), les vêtements, les bouquins et j’en passe.

Bref, je recommande à tout le monde d’y faire son tour, en ne sachant pas avec quoi on peut repartir!

Rouge sur blanc

Filed under: Littérature — lemediumsaignant @ 7:23

Rouge sur blanc

C’était un froid avant midi printanier. Malgré la saison relativement avancée et l’expérience d’une canicule déjà faite, dame nature avait décidé de nous gracier de sa chaleur dans l’une de ses multiples sautes d’humeur et préféré nous donner une tempête de neige. Les vents déchainés soufflaient tant que le plus puissant des cris n’était qu’un murmure, et les souffles froids levaient les flocons pourtant grossiers, lourds et humides pour instantanément les transformer en lames de rasoir. Regarder devant soit était un exploit tant la poudrerie était dense.

 

C’était le temps parfait. Trahies par la pointe de leurs ailes, je les aperçu : de grandes oies blanches se protégeaient du froid mordant en se rapprochant en groupes de quelques centaines. Leurs caquètements inaudible à cause du vent, ces nobles oiseaux migrateurs auraient fait, le temps aillant été plus clément, un vacarme incroyable qui aurais retenti jusqu’aux berges du fleuve, pourtant loin de plusieurs kilomètres. Vraiment, le temps était parfait : si nous ne les entendions pas, elles non plus ne nous entendraient pas venir, et déjà dures à voir pour mon père et moi même, nous le serions encore d’avantages, cloitrés des couleurs des lieux.

 

Alors que l’approche me parût une éternité, prisonnier volontaire du sol, j’étais collé contre cette boue froide qui constituait le champ en plus des grandes taches de blanc. Centimètre par centimètre, je les approchai jusqu’à ce que je puisse voir leurs yeux. Tout ne fut alors que bruits et sang. Alors qu’un pincement me prenait au cœur, je tirais l’index, activant ce mécanisme développé sur des siècles capable de tuer en un coup tout ce trouvant dans son cône d’acier et de feu.

 

Le sang jaillit, les corps tombèrent.

 

Ces magnifiques oies blanches, nobles migrateurs, le plumage blanc pur taché de rouge, quittèrent l’existence vivante en une fraction de seconde. J’eu un court regret de mon acte, immédiatement suivi de la satisfaction et du plaisir que procurent une chair qui n’a pas souffert de l’industrie alimentaire et le sourire de mon père, me voyant pour la première fois descendre avec succès un gibier. La tradition continuera.

Par Guillaume Fraser

Sans Morphée

Filed under: Poésie — lemediumsaignant @ 7:20

Par Guillaume Fraser

Sans Morphée.

Au milieu de nulle part,

Étalé et l’esprit épart,

J’ai cru avoir mal,

Qu’elle avait levé son voile.

 

Celui dont je l’ai recouverte

Au fond de l’esprit.

Cette première fleurette,

À qui la racine j’ai flétri.

 

Sans la toucher jamais,

Car si esprit j’ai,

C’est en compagnie de Morphée

 

Qui rarement s’est montré.

Timide est cet esprit

Honteux ce corps qui crie.

La chasse

Filed under: Poésie — lemediumsaignant @ 7:19

Par Guillaume Fraser

Serai-je donc toujours seul

À porter ce deuil

Alors que je le noie

Dans le sang de mes proies?

 

Je suis un chasseur

Et je cause des heurts

À tous qui ne me fuient

Pour beaucoup il en fut ainsi.

 

Je deviens Thanatos

Et je les pénètre si bien

Que je me fais sentir jusqu’aux os.

 

Et comme il n’est rien

Qui ne se détériore,

La pierre finis par montrer l’or.

septembre 29, 2012

Le steampunk, un art «lugubre et féerique»

Un clin d’oeil à la sous-culture du steampunk avec les artistes G.D. Falksen, Adam Smith, Alexandre Adam, Edith Chartier, Roger Wood, François Bonneau et le groupe musical Jardin Mécanique. Filmé au Comic Con Montréal 2012.

Reportage réalisé par Ashley Ornawka inspiré de la toile «Pluie, Vapeur et Vitesse» de J.M. William Turner.

Un gros merci à Guillaume Fraser, Julie Houle, Daniel Proulx, Jardin Mécanique et tous les artistes.

Tous droits réservés. 2012.

Message spécial (fin de session, hiver 2012)

Filed under: Actualité Marie-Vic — lemediumsaignant @ 8:36

Remerciements

Le Médium Saignant continuera désormais de fleurir! 

Je tiens à remercier toute l’équipe; les rédacteurs, correcteurs, graphistes, artistes, notre photographe ainsi que nos invités qui ont contribué leur temps si généreusement au comité. Mais surtout, merci à vous chers lecteurs, c’est grâce à votre intérêt que le journal continue toujours d’évoluer et de s’innover à chaque édition.

Je suis ravie d’annoncer que Noémie Laurendeau et Marie-Laurence Rho, deux étudiantes en communication fortes travaillantes, prendront la relève en tant que rédactrices en chef du Médium Saignant. 

Bonne chance dans l’année qui s’entamera,

Ashley Ornawka

Rédactrice en chef 2011-2012

 

«Voir est un art» – J.M. William Turner

Photo par Ashley Ornawka

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