Le Médium Saignant

octobre 24, 2010

SMM AUTOMNE 2010

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DANS LES COULISSES DE LA SEMAINE DE LA MODE DE MONTRÉAL

avec Carlie Raymond-Giasson,

étudiante de première année en commercialisation de la mode

par Laura Pelletier

Quelles tâches as-tu assumé en arrière-scène?

J’étais une des habilleuses. C’est nous qui s’occupaient de changer les mannequins le plus vite possible lorsqu’ils arrivaient du podium (on avait entre 30 et 40 secondes pour les changer). Il fallait aussi s’assurer que le mannequin ait tous ses accessoires et que tout soit en ordre. Quand on arrivait là-bas, les ensembles étaient déjà préparés et on avait une photo du mannequin avec l’ensemble qui nous montrait comment on devait mettre chaque morceau. On devait étudier un peu les photos pendant que les mannequins se faisaient maquiller et coiffer.

Pour quels créateurs as-tu été habilleuse et combien d’ensembles avait-tu à mettre au mannequin pour chacun d’eux?

J’ai été habilleuse pour Valérie Dumaine, une créatrice qui fait du prêt-à-porter classique et assez chic et fancy et pour Second Clothing. J’ai vraiment aimé le style de Second Clothing; c’était des vêtements que je porterais, plus de mon style. Pour Valérie Dumaine, j’avais deux kits. C’était vraiment relaxe, on avait au moins deux minutes pour habiller les mannequins. Cette designer-là avait moins ne mannequins et d’ensembles, donc les mannequins défilaient un à la fois sur la passerelle. Quatre habilleurs n’ont pas pu participer à ce défilé parce qu’il n’y avait pas assez de mannequins à habiller (on était 11 habilleurs en tout). Après, c’était le défilé de Second Clothing. On avait trois kits chacun et les mannequins défilaient deux ou trois à la fois sur le podium. On était 15 habilleurs pour ce défilé-là et on a même eu besoin de l’aide d’autres bénévoles et responsables. Ça runnait vraiment! Il devait y avoir une quarantaine d’ensembles en tout.

Est-ce qu’il y a un kit qui t’a posé problème?

Non, parce que je n’ai pas eu d’accessoires à mettre et je n’ai eu aucun changement de chaussures à faire. C’était seulement des vêtements, du prêt-à-porter. Ma voisine d’à côté, elle, a eu quelques difficultés avec une robe qui était trop petite pour la mannequin au niveau du buste. Elle a dû couper la robe pour réussir à l’enlever au mannequin. Je ne pense pas que ça a vraiment dérangé le designer, parce que tout ce qu’un créateur veut, c’est que sa collection soit présentée de la bonne façon, mais une fois présentée, c’est moins grave si un morceau est coupé, surtout que là, elle n’avait pas le choix.

Est-ce que les créateurs étaient là en arrière-scène?

Valérie Dumaine n’était pas là, je crois, à moins qu’elle soit passée très subtilement. Pour Second Clothing, le créateur, Éric Wazana, était là pour nous encourager. Il criait: « Let’s go les filles! » et était fier de nous.

La maigreur et l’âge des mannequins était-ils choquants?

Non. C’est certain que les mannequins étaient minces, mais aucune n’était maigre au point que ce soit la peau et les os. Je n’ai pas été surprise, ce n’était pas frappant. La plus jeune mannequin avait 14 ans, mais elle n’avait vraiment pas l’air aussi jeune parce qu’elle avait une attitude très professionnelle. Tous les mannequins que j’ai pu voir étaient professionnels et respectueux des habilleurs.

Quels sont les avantages à être habilleur pour un tel événement? As-tu pu assister à des défilés gratuitement?

Le plus grand avantage c’est qu’on se fait des contacts, on rencontre plein de monde. On voit c’est quoi l’arrière du décor, aussi. Ça n’a rien à voir avec ce qui se passe sur le podium. Sur le podium, c’est le fun, mais en arrière, on doit tout faire rapidement et c’est assez stressant, même si c’est très excitant aussi. Les gens crient d’aller plus vite. Il faut que les mannequins soient prêts et que tout entre dans l’ordre, sinon ça ne marchera pas une fois rendu sur le podium. On n’a pas pu assister à des défilés gratuitement et je trouve ça assez dommage. J’étais arrivée une heure et demie d’avance et je pensais pouvoir faire ça justement, mais j’ai juste vu ce qui était en arrière du défilé. Les habilleurs entraient par en arrière, par un genre d’entrepôt.

Est-ce qu’il y a eu des petits accrochages?

La responsable a dit que cette année, tout avait bien été. L’année passé, il y avait eu quelques problèmes; il y avait des filles qui prenaient des photos au lieu de se concentrer sur leur job d’habilleuse. Ça nous a fait un peu peur je crois, donc on a tous vraiment focusé sur nos tâches. J’étais là le mardi et elle avait dit qu’à date, pour tous les défilés, ça avait été parfait.

Comment fait-on pour être habilleur pour de tels événements?

Des responsables sont venus faire une présentation dans nos classes. Il viennent à chaque année faire ça pour recruter des gens qui étudient dans le domaine de la mode et qui sont donc les principaux intéressés. Après avoir été informé, tu vas faire la file pendant environ deux heures pour aller t’inscrire et tu espères avoir une place! Mon amie était là depuis deux heures et demie et moi je l’ai rejoint et j’ai attendu encore environ une heure et demie ou deux heures, tout ça avant que la période d’inscription commence. Les inscriptions commençaient à 13h et il y avait déjà des gens en file à 10h le matin.

As-tu aimé ton expérience et penses-tu redonner ta candidature pour la prochaine Semaine de la Mode de Montréal?

Je vais sûrement m’inscrire pour le festival Mode et Design, mais je ne sais pas si je serais prête à refaire une file de deux heures. Mon amie qui l’a fait aussi est bien motivée à le refaire, donc ça m’encourage tout de même un peu à retenter l’expérience.

Quel autre rôle aimerait faire si tu es bénévole pour la prochaine Semaine de la Mode de Montréal?

C’est certain qu’après avoir vu ce qui se passe en arrière-scène, j’aurais le goût d’essayer d’être mannequin. Tu te fais maquiller, coiffer, habiller et tu es bien traité.

…Un aperçu des deux créateurs mentionnés plus haut…

Valérie Dumaine est une créatrice qui joue surtout avec les coupes et les textures. Elle reste dans la sobriété et les couleurs plus sombre. C’est en toute subtilité (volants, tissus à fini métalliques, etc.) qu’elle fait de ses pièces de vraies petites merveilles.

Second Clothing, marque lancée par Éric Wazana, est faite à 100% au Canada et est spécialisée dans la confection de jeans hauts de gamme. Sa collection comporte des jeans de toutes sortes, dont les yoga jeans, des jeans extrêmement confortables et de grande qualité.

 

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