Le Médium Saignant

février 14, 2011

Les Terroristes attaquent!

Filed under: Actualité Marie-Vic,GROUPE DU MOIS — lemediumsaignant @ 12:48

Groupe du mois de mars: The Terrorists

Philippe T. Desmarais

Chanteur et trompettiste, 22 ans

Étudiant en anthropologie à l’Université

 

 

Paul Dawson

Guitariste et voix, également violoniste, 20 ans

Étudiant en musique au Cégep Marie-Victorin

Est dans 3 groupes de musique en même temps! (The Terrorists, Second Law (métal) et Rigamarole (jazz, funk, reggae))

 

Caleb Lebel

Batteur, 20 ans

À la base du processus de création des chansons avec Paul

Futur fermier

 

Matthew Menabney

Guitariste, 20 ans

Cuisinier depuis 5 ans

A un diplôme en charpenterie et ébénisterie

Fier Célibataire

Gabriel Aucoin-Lo

Bassiste, 21 ans

S’occupe des relations publiques pour le groupe

 

 

Prenant leur courage à deux mains, deux reporters sont allées visiter…les Terroristes! Ce groupe de  grunge / punk / funk / rock indépendant a accepté d’accueillir l’équipe du Médium Saignant dans son studio de pratique. Alors qu’ils ont fait quelques spectacles sous le nom Loco Motiv (dans le sens de motivation folle), ils sont revenus à leur idée de départ de s’appeler The Terrorists. Le groupe, qui est maintenant ensemble depuis 5 ans, a beaucoup évolué depuis sa formation!


Vous alliez tous à FACE au secondaire et avez appris divers instruments de musique. Comment est-ce que le groupe s’est formé, plus précisément?

PHILIPPE – Moi j’étais pas dans la même année qu’eux. À début, c’était Paul, Caleb et Gab qui jammaient ensemble.

CALEB – Moi j’étais déjà dans un autre groupe qui s’appelait Mr. Hyde.

PAUL – On jammait dans mon sous-sol.

PHILIPPE – J’étais dans le Blues Band de l’école et ils m’ont vus chanter et on étaient déjà un peu potes donc ils sont venus me recruter. Puis une couple de mois plus tard, on est allés chercher Matt.

CALEB – On lui a juste demandé randomly.

Est-ce que vous vous entendiez sur le style de musique que vous vouliez faire?

PAUL – Au début, on voulait faire un band qui sonnait comme AC/DC, mais là Caleb a commencé à tripper sur le punk et il voulait faire du punk, mais finalement on a juste tous mis nos influences ensemble, on écoutait tous un peu du rock, du vieux rock.

Ça ressemblait à quoi, le groupe, au départ?

MATTHEW – C’était des covers.

PAUL – On a fait des covers, on a coverré une toune de Nirvana, une toune de the Exploided, …

GABRIEL – Des tounes de Black Sabbath, AC/DC, …

CALEB – Notre première toune ressemblait à Rage Against the Machine!

Est-ce que vous avez fait des spectacles dès le début ou vous avez attendu d’avoir trouvé votre son?

PHILIPPE – Ça a juste été long parce qu’on était mineurs, on pouvait pas jouer dans des bars, donc ça a pris un an, deux ans, pi il y a une place qui s’appelle l’Inconditionnel, c’est sur Papineau, c’était la place où il y a des shows où ils vendent pas d’alcool, donc où il y a beaucoup de mineurs.

CALEB – Ça a pas marché, le show a été annulé, mais nous on s’est pointés là quand même avec nos instruments, pi c’était un show de emos, mais on a demandé au gars si on pouvait jouer quand même. Ça avait vraiment pas rapport, mais on était juste contents de faire un show, c’était notre premier show ensemble, on s’en foutait on était où.

GABRIEL – On voulait juste faire un show.

Au départ votre son était plus grunge, puis Philippe a commencé à ajouter de la trompette et c’est devenu un peu plus funk. Comment vous décririez votre son actuel?

PHILIPPE – On n’a jamais vraiment eu de style, un style précis, on est juste allés avec ce qu’on voulait et ça a toujours marché, ça a juste toujours bien fusionné.

Pour l’enregistrement de vos deux démos, comment ça s’est passé?

PAUL – On n’avait quand même pas mal de tounes quand on a enregistré le démo, notre premier. On a fait deux démos qui sont assez bien recordés pour être des albums, mais on aime pas le son dessus parce qu’il est trop raffiné, on n’est pas super satisfaits.

PHILIPPE – Mais à la base je pense que le premier démo c’était vraiment juste l’excitement, on voulait avoir une expérience, on a enregistré quatre tounes.

PAUL – On voulait avoir quelque chose de concret.

PHILIPPE – Mais là le deuxième ça a été super long parce qu’on a aidé un gars, à construire son studio.

MATTHEW – Richard Baxter.

PHILIPPE – Et ça a pris un an et demie…

Pourquoi vouliez-vous allez enregistrer à son studio à lui précisément?

CALEB – J’étais dans la drumline de Montréal et lui s’est l’organisateur de ça et ça a fini et à la place de ça il a construit un studio dans son sous-sol pi nous on est le premier groupe qui a enregistré là.

Pour le prochain CD, vous voulez enregistrer où?

PAUL – On enregistre nous-mêmes, avec un recorder de cassettes de Gab a et moi je vais le mixer, on va acheter des micros de drum et tout.

CALEB – Ça sonne quasiment mieux que tout ce qu’on a fait à date.

PAUL – On a déjà commencé, on a deux tounes de faites.

GABRIEL – On voudrait recorder sur des albums aussi.

PHILIPPE – On n’a pas de projet d’enregistrement qu’on doit payer de l’argent, on veut le faire par nous-mêmes.

PAUL – Mais l’enregistrement je pense qu’il va être assez bien. On va juste enregistrer nos nouvelles tounes, on n’a pas encore l’idée d’un album en tête, mais on a un peu plus de 30 compos.

Quel est votre processus de création des chansons?

PAUL – Je suis plus le compositeur. Caleb, lui, est le co-compositeur. Puis Philippe écrit les paroles et fait ses voix. On écrit tous les deux des riffs de guitares moi et Matt. Et Gab fait ses lignes de bass par-dessus. On se dit nos idées et on développe le tout. Des fois on jam puis on trouve de quoi, mais c’est plus : j’arrive à une pratique, je trouve un nouveau riff, et on développe là-dessus.

Et C’est quoi vos attentes par rapport au groupe? Voulez-vous en faire une carrière?

PAUL – Ça toujours été qu’on veut prendre ça au sérieux, qu’on peut vivre de ça. Mais, ça fait cinq ans qu’on joue, et c’est difficile. On n’est pas signés mais c’est certain qu’on voudrait l’être bientôt.

PHILIPPE – L’affaire principale, c’est qu’il faut trouver une scène et il n’y a pas de scène à laquelle on réussit à se rattacher à Montréal. Alors, on est un peu laissé à nous-mêmes si tu veux. C’est dur de trouver un band qui sonne comme nous et créer un mouvement. Ça prend plus de contacts puis on n’a pas vraiment de contacts, qui sont des bands à qui on se sent vraiment rattachés.

Pourquoi vous dites qu’il n’y a pas une scène pour votre band à Montréal?

CALEB – C’est trop un mélange. On change trop de style. Dans une toune, il y a deux styles, trois styles de musique. Il y a des parties qui sonnent comme du métal, mais nous ne pouvons pas faire un show métal parce que ça va sonner pas assez heavy, parce qu’il y a trop d’autres parties qui vont être reggae.

PHILIPPE – La scène à laquelle qu’on se rattacherait le plus, qui serait la plus facile, serait le punk.

PAUL – On faisait des shows avec des bands punk et on en faisait pendant des années.

GABRIEL – Si nous, justement, on avait plus joué avec eux, on aurait peut-être pu continuer dans cette scène-là.


Les groupes avec lesquels vous avez le plus aimé jouer ça serait qui?

CALEB – On a fait beaucoup de shows avec des groupes de NDG.

PHILIPPE – Il y avait un groupe qui s’appelait Fishmilk. Avec eux autres c’était vraiment cool, sauf qu’ils étaient plus âgés et ils étaient vraiment occupés, c’est les musiciens Loco Locass. Ils ont un band métal. On a fait un ou deux shows avec eux, mais ça pas du tout marché, parce qu’il n’y avait pas un chat.

PAUL – Et on s’est fait arrêter notre set par la police après la troisième toune, parce qu’il y avait une fenêtre qui était ouverte et il y avait eu des plaintes.

PHILIPPE – Sinon les bands avec qui on a joué c’était beaucoup des bands random, parce que c’est des gars qui organisent des shows et ils bookent des groupes de musique sans vraiment regarder si les styles sont similaires.

Avec qui vous aimeriez jouer idéalement?

MATTHEW – AC/DC.

PHILIPPE – C’est un peu un idéal, mais on aimerait tous ça jouer avec Grimskunk, qui a la compagnie Indica Records, ils ont vraiment de l’énergie.

CALEB – C’est heavy, j’aime bien leurs shows.

Dans quelle salle aimeriez-vous jouer?

CALEB Le Métropolis, ou le Club Soda, mais un vrai show, on a déjà joué là deux fois dans un concours, mais on voudrait rejouer là pas pour un concours.

PHILIPPE – Ou juste les Foufs, c’est chill. C’était la salle la plus nice où qu’on a jouée.

Est-ce que vous aimeriez faire une tournée bientôt?

PHILIPPE – On voudrait, mais ça ne risque pas d’arriver bientôt. On est tous vraiment occupés et on des projets chacun de notre bord.

 

Pour plus d’informations sur le groupe, visitez leur Myspace (www.myspace.com/terrorists1) ou leur page Facebook (The Terrorists).

Extrait audio de leur entrevue:

Article et entrevue: Laura Pelletier et Ashley Ornawka

Photos: Étienne Dagenais

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