Le Médium Saignant

novembre 17, 2011

Et si le voile tombait?

Filed under: Actualité et politique,Mode,novembre 2011 — lemediumsaignant @ 5:01

Dans mon article précédent qui traitait de l’hypersexualisation, je définissais les jeunes fillettes comme étant victimes des normes sexuelles modernes. Je me suis néanmoins tournée vers la nouvelle épopée des jeunes adultes, groupe plus âgé qui définit la nouvelle tendance d’hypersexualisation. 

 

« Avec ces façades de maquillage et de mode, on trace le croquis d’un voile de superficialité qui nous empêche de croître, qui enferme notre esprit dans une cage de verre impossible à fragmenter. »

Puisque fillettes deviennent femmes, femmes deviennent enfants. Pendant que les jeunes tentent de projeter une image d’adulte, les plus âgées veulent avoir l’air le plus jeune possible. La tendance de l’appétence sexuelle à travers ces générations inter-changées est désormais une mode matraquée par les publicités qui ne cessent de normaliser, par leur fréquence, des comportements inacceptables. De nombreux mouvements se sont échelonnés pour mener à ce qu’est la mode hypersexualisée actuelle. Un mouvement moderne, parfois méconnu du grand public, né en 1980, s’agit des harajuku girls : des femmes qui revêtent des vêtements de poupées et qui mélangent des styles de lolita et de punk pour se donner un look de poupée de porcelaine. Car, à fortiori, l’hypersexualisation n’est pas seulement qu’une histoire de se montrer le nombril ou de se percer les oreilles. Il y a la base méconnue de cette nouvelle tendance : la valorisation superficielle. Bien entendu, un esprit sain dans un corps sain, il en faut pas négliger la santé corporelle pour permettre un bon fonctionnement du système en général. Puisque le cerveau et le corps sont en lien direct, sans pourtant être en corrélation (des muscles développés quotidiennement ne permettront pas une croissance cérébrale quotidienne), il importe de conserver un physique en santé. Pourtant, la santé est un terme continuellement remis en question et étrangement jumelé avec apparence et beauté.

Avec ces façades de maquillage et de mode, on trace le croquis d’un voile de superficialité qui nous empêche de croître, qui enferme notre esprit dans une cage de verre impossible à fragmenter. Une cage forgée par l’intense médiatisation d’un voile superficielle, où les meilleurs forgerons médiatiques construisent ces prisons normalisées. En portant des bas collants transparents, une mini-jupe aussi large qu’une boucle de ceinture et des décolletés plongeants, qu’est-ce que ces personnes cherchent à avoir ?

Au quotidien, regardez autour de vous, regardez le genre de personnes que vous fréquenter et que vous croiser. Et posez-vous cette question : est-ce que l’habit fait le moine ? Est-ce qu’une harajuku girl qui tente de recopier les jeunes adolescentes du quartier branché du Japon souhaite propager une tendance de mode ou un trait de sa personnalité ? Oui, la mode est un vecteur de tendance important dans notre société moderne, mais il est toutefois question d’équilibre dans nos choix vestimentaires. Qu’est-ce que l‘on souhaite démontrer avec nos vêtements ? Quelleimage voulons-nous projeter de nous-mêmes ?

« Est-ce qu’une harajuku girl qui tente de recopier les jeunes adolescentes du quartier branché du Japon souhaite propager une tendance de mode ou un trait de sa personnalité ? »

 

 On parle souvent des jeunes adultes de la gente féminine qui subissent les effets de l’hypersexualisation, mais pourquoi pas les garçons? Nous sommes à une ère de consommation où l’emballage est plus important que son contenu ; l’apparence est d’abord un critère de sélection prisé des jeunes femmes. Par contre, il est difficile de juger un individu selon son contenu alors que ce que nous voyons au départ est son apparence et son style vestimentaire. Croyez-moi, il y a toujours une façon de faire fi des apparences et des jugements extérieurs ; il s’agit de trouver en vous-même l’unique façon de procéder. Bien que le marketing du sexe et que les stéréotypes féminins sont viraux, il est toujours possible de s’armer de vaccins et d’outils afin d’y résister, et de se construire une armure fidèle à nos valeurs et notre personnalité.

Et si le voile tombait ? Et si l’hypersexualisation n’était qu’histoire du passé ?

 

 

 

 

Nicki Minaj (droite), qui se donne le nom de «Harajuku Barbie» et Gwen Stefani (bas), avec ses quatre danseuses harajuku, sont deux célébrités qui médiatisent ce style.

 

Article par Kimmyanne Brown

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