Le Médium Saignant

novembre 22, 2011

Le Grand Malheur de la Vérité

Filed under: Divers,novembre 2011 — lemediumsaignant @ 8:57

Art par Rihab Essayh

C’est en 2005 que Mick Garris, réalisateur de films d’horreur, a partit la série télévisée Masters of Horror ; plusieurs réalisateurs de films d’horreurs, tels que John Carpenter et Dario Argento ont participé à cette série télévisée avec Garris. C’est vers la fin de la première saison que Carpenter réaliser son premier film de la série; l’épisode s’intitule Cigarette Burns. Son moyen métrage (les épisodes durent toujours environ une heure) raconte l’histoire d’un gérant de cinéma, Kirby, qui projette des films en vogue; il est hanté par la mort de sa femme et il a des dettes envers son ex-beau-père. Kirby passe son temps à chercher des films perdus, considérés comme des artéfacts très précieux. Un soir, Kirby est appelé par un homme mystérieux et très riche qui cherche un film quasiment introuvable intitulé La Fin Absolue du Monde; supposant que ce film ne fut projeté qu’une seule fois, car durant la projection, les spectateurs s’étaient pris d’une crise de folie incroyable et se sont tous entretués. N’allons pas plus loin dans l’histoire, mais sachez que pour comprendre l’histoire, il faut tout d’abord comprendre qu’est-ce que la véritable violence; nous apprenons bien que les films d’horreurs, aussi sanglants qu’ils étaient, soient et seront, ne nous amènerons jamais à cette crise de folie que l’a fait La Fin Absolue du Monde à ses spectateurs. Pour atteindre d’abord la folie, il faut vivre avec la violence. C’est vague, mais il faut comprendre avec le moyen métrage de Carpenter que c’est vrai; nous plongeons dans un monde où croyez-le ou non, les films snuff deviennent très à la mode. Regardez la série de Décadence et regardez le documentaire Nuit et brouillard réalisé par Alain Resnais; vous saurez faire la différence entre l’horreur hollywoodienne et la véritable horreur. C’est en étant témoin de la véritable horreur de ce monde que l’on s’enlise, qu’on le veuille ou non, dans la folie qui est la notre… et c’est si dangereux, vous n’avez pas d’idée. Aussi curieux que nous le sommes, nous ne devons jamais s’en approcher, car les conséquences sont fatales. Si j’ai étudié en cinéma, c’était pour connaître davantage les secrets de la violence, malheureusement liée à notre subconscient. Mais quand j’ai découvert le secret, j’ai eu peur; j’ai tout compris. Je suis toujours hanté par cette idée, je l’exploite à tous les jours, mais je n’y touche jamais; je n’ai pas le courage. Je cite ce que dit un personnage du moyen métrage de Carpenter : « La Fin Absolue du Monde est une arme… » C’est en sculptant la violence à son excellence, qu’un cinéaste peut faire de son film une arme. Pour comprendre le monde, il faut comprendre l’histoire, la morale de Cigarette Burns. Ceux qui comprendront seront maudits comme je le suis.

Article par Enrico Franzon

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