Le Médium Saignant

mars 8, 2012

Jeremy Lin: le prochain Yao Ming?

Filed under: Sports — lemediumsaignant @ 1:01

Par Carl-Benji St-Hilaire

Vous vous souvenez quand je disais qu’il faudrait donner autant d’importance aux autres sports de grande envergure (Rugby, Soccer, etc.) dans le marché québécois. Hein? Ben, je suis de retour avec une histoire qui semble bien représenter mes dires. Pourquoi pas une histoire quasiment tirée d’Hollywood? Pourquoi ne pas parler d’un «laisser pour contre», un «sportif négligé» (underdog),  soit l’histoire de Jeremy Lin?

Pour ceux qui ne connaissent rien au basket-ball (j’aime dire le B-Ball, c’est mes «wordz», donc vous me verrez souvent dire cet acronyme), Jeremy Lin est devenu du jour au lendemain de zéro à héros au Basket. Actuellement, il joue à la position de «guard») pour les Knicks de New York. Un genre de protecteur de la balle, celui qui monte vers le camp adverse, un Andrei Markov du ballon orange version attaquant et défenseur en même temps, soit le général du match.  Petite histoire courte, Jeremy Lin est un américain d’origine taïwanaise (un presque chinois, vu que les Chinois considèrent  les Taïwanais comme leur frère), il a 23 ans (c’est une recrue),  il a étudié et joué pour l’équipe de «B-ball» de Harvard, puis il a tenté le coup dans la NBA… Est-ce qu’on l’a repêché? Nah! Niet! Nada! Aucunes équipes n’ont pensé à lui, l’an passé, lors du repêchage de 2011.

Jeremy a dû passer par d’autres chemins pour tenter de gravir les échelons de la prestigieuse NBA. Les Warriors de Golden State ont pensé à lui donner une petite place dans l’équipe.  Si chauffeur de banc s’appelle une place. Bref, c’était sa position. Il n’avait même pas joué de l’année (29 parties au sein de l’équipe, mais peu de présences dans les parties).  Après avec une transaction qui l’a mené de Houston à New York,  il jouait encore les chauffeurs de bancs.  Chauffeur de banc, payé 762 195$, pour une année. Pas mal!

De «sportif négligé» à  super vedette («Lin Star»), Jeremy Lin a dû traverser un long chemin.

Cependant, un miracle arriva pour lui, les grosses vedettes Carmelo Anthony et Amar’e Stoudamire se sont blessés au début du mois de février. 15 parties et 15 défaites de suite, l’entraîneur Mike D’Antoni lui donna une «petite» chance, car il n’avait plus de «guard» dans son équipe. Résultat, il a marqué 25 points contre les puissants Celtics de Boston. Petite parenthèse, Kobe est l’un de mes joueurs préférés, déjà pour mes amis, je suis un traître, j’ose écrire cela,  car ils ne jurent que par Boston, j’écrirai un de ces jours une page dessus. Lin est devenu victorieux, la «star» de l’équipe. Lors d’un autre match contre Toronto, il revint victorieux avec 27 points et 11 aides. En fait, entre vous et moi, personne n’aime cette équipe, ils sont «poches». Si j’étais riche, j’achèterai l’équipe et je l’amènerai à Montréal, car si les québécois, en majorité n’aime pas le B-Ball, nous, les ethnies, aimons beaucoup ce sport, cela pourrait être aussi un beau sujet de papier, je reviendrai peut-être là-dessus.  (Je sais que c’est un stéréotype, mais dans mes discussions, ça l’air tellement vrai.)

Autre fait miraculeux, vers la fin de la partie, il a osé marquer son territoire avec un super trois points (lancer de la ligne des trois points) à moins de 0.5 secondes de la partie! C’est quelque chose!

Bref, Jeremy Lin est une leçon de courage pour tous, quand tu rêves à quelque chose, fais-le, bats-toi contre l’adversité. Un jour, un miracle arrivera peut-être et tu seras connu. Peut-être qu’un jour, même Obama pourra t’applaudir, comme lui. Ça ne vous fait pas penser à un article de Sophie? Sinon, allez le lire dans l’édition du mois de février. De «sportif négligé» (j’emprunte cette expression d’une journaliste de La Presse) à  super vedette («Lin Star»), Jeremy Lin a dû traverser un long chemin. Je souhaite qu’il continuera dans cette belle voie qu’il vient de se tracer.

La NBA tente de vendre maintenant son image comme ceux des autres aux fanatiques du ballon orange. Du jour au lendemain, son chandail (le 17) devient le plus vendu de l’équipe et dans son compte Twitter, les fanatiques sont devenus des groupies (de 10 000 abonnés à sa page, il y a aujourd’hui environ 200 000 fans, si ce n’est pas plus.) Saviez-vous qu’ils tentent de percer le marché chinois depuis un bout? Il me semble qu’avec l’exemple de Jeremy Lin, les Asiatiques prendront son modèle (et celui de Yao Ming) afin de voir si eux aussi auraient leur place dans le basket-ball de la NBA.

Au Québec, les inscriptions pour ce sport sont vertigineuses (environ 90 000 jeunes québécois se sont inscrits dans ce sport l’an passé, statistique de Rue Frontenac, R.I.P. à ce journal). Au Québec, je pense que nous pourrions avoir un bon positionnement dans ce sport. Nous aussi, nous pourrions créer des «Jeremy Lin» version québécoise. Il faudrait seulement un petit encouragement de votre part pour ce beau sport et bien d’autres (j’ai donné des exemples précédemment) et les médiatiser plus largement, ne pas faire une case de remplissage quand tu n’as plus rien à dire sur le choix de la cravate que portera Randy Conneyworth lors du prochain match.

Résultats du match : New York 90, Toronto 87

P.S. : Suggestion Cinéma, allez-voir Ping pong playa, réalisé en 2007 par Jessica Yu, écrit par Jimmy Tsai (acteur principal et producteur du film) et elle.  Jimmy Tsai (un inconnu pour nous tous, ce gars-là a de l’avenir en tant que «gros» comique) joue le rôle d’un gars qui rêve d’être joueur de «B-ball » à la NBA comme Yao Ming, mais il est trop nul pour cela. Il est dans un long combat intérieur sur sa véritable identité, un chinois joueur de ping pong (avec tous les traits qu’on peut penser d’eux) ou un américain avec l’attitude «gee» (disons comme un «black»). Je suis sûre que Lin s’est inspiré du film, car le personnage me fait penser à lui. Comme le personnage, il a peut-être combattu ces démons intérieurs et extérieurs, les équipes qu’il a dû passer, les coéquipiers qu’il a dû côtoyer, ce qu’on a dû penser de lui, afin d’arriver vers la quête de soi. En plus, c’est un film indépendant. À voir! Tourne ta page!

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