Le Médium Saignant

octobre 22, 2012

Où tout a commencé…

Filed under: Divers,Mode — lemediumsaignant @ 7:48

Par Catherine Foisy

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Il y a de cela quelques semaines, mon samedi après-midi ressembla à un voyage dans le temps. En voiture (car je n’ai pas les moyens d’avoir une machine à remonter dans le temps), je me rendis au marché Finnegan, à Hudson dans les domaines de la ferme Aird…

Le marché dont il est question est en fait un genre de marché aux puces extérieur ouvert du premier samedi de mai au dernier samedi d’octobre. Les Aird ont ouvert le marché il y a plus de 25 ans, et l’ont nommé ainsi en l’honneur de Finnegan, le chien de ces derniers. À chaque saison estivale, le marché se voit grandir avec de nouveaux kiosques en conservant les plus anciens également. Il s’étale sur tout le champ ainsi que dans quelques granges sur le même terrain. Les articles qu’on y retrouve peuvent dater d’il y a 500 ans! Avis aux collectionneurs d’antiquité, c’est LA place où aller sans devoir dépenser une fortune.

À peine arrivée, mon cœur palpa en voyant tout ce qu’on peut y trouver, passant de l’antiquité à l’artisanat de nos jours. C’était une journée péniblement chaude (en d’autres mots, pas la journée idéale pour y aller) mais tout m’intéressait tellement que j’y restai, me promenant de kiosques en kiosques pendant plusieurs heures. TOUS ;  francophones, anglophones, gens d’ici ou d’ailleurs, vieillards comme jeunes adultes, artisans comme hommes d’affaires étaient présents afin d’offrir au public des pièces uniques, qui ne se retrouvent pas ailleurs. Plus j’avançais, plus j’avais l’impression de voir l’histoire québécoise défiler devant moi, tout me semblait si réel. Mon œil a tout de suite été attiré vers ces vieilles machines à coudre, ces articles de magazines mode des années 30 encadrés où on y parlait principalement de fourrure, ces vieilles maquilleuses, ces articles où les camés s’additionnaient, ces broches hallucinantes, tout pour faire rêver une adepte de la mode des années passées quoi!  Les genres étant confondus, tout le monde peut trouver chaussure à son pied. Beaucoup d’articles dans la joaillerie (allant même jusqu’à la fabrication de divers bijoux à l’aide d’articles de cuisines comme des fourchettes), plusieurs en lien avec la décoration, l’ameublement (antiquité non-touchée, retapée et imitée), les vêtements, les bouquins et j’en passe.

Bref, je recommande à tout le monde d’y faire son tour, en ne sachant pas avec quoi on peut repartir!

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février 19, 2012

Edward Steichen, un voyage à travers des portraits

Filed under: Édition spéciale février 2012,Mode — lemediumsaignant @ 2:43

Par Catherine Foisy

Qui dit vacances des fêtes dit forcément voyage ou activité qui ne peut être réalisé lors d’une session scolaire. Pour ma part, le voyage que j’ai effectué fut un voyage dans le temps à travers l’œuvre d’un photographe qui m’a laissé bouche bée devant son talent incomparable. Ce voyage a pris place à l’exposition Steichen. Glamour, mode et célébrités. Les années Condé Nast, 1923-1937 au Musée national des beaux-arts du Québec.

Avant toute chose, il est important de savoir qu’Edward Steichen fut un des premiers, voir le premier photographe, à photographier des célébrités en lien avec la mode. Cet homme qui misait sur les jeux de lumière fut nommé photographe en chef de Vogue et de Vanity Fair en 1923. L’exposition en elle-même ne peut être dite inédite, puisqu’elle est composée de photographies qui se retrouvent dans plusieurs bouquins et de très peu d’informations supplémentaires rattachées à la vie de l’artiste. Les photos se retrouvaient accrochées au mur avec de courtes descriptions pour chacune d’entre elles ainsi que quelques citations mises en valeur provenant de Steichen lui-même telles que «  Prenez de bonnes photos. L’art en émanera de lui-même ». Il faut dire que les images étant tellement magnifiquement impressionnantes, la mise en scène de l’exposition aurait été de trop si elle avait été plus originale ou plus colorée puisque l’ultime but était de démontrer le talent de Steichen. Toutefois, pour ceux et celles qui ne connaissaient pas l’artiste, ce fut un moyen complet de découvrir plusieurs pièces de son œuvre.

On compte parmi les informations supplémentaires sur les différentes photos une liste des différents designers et joailliers de l’époque qui ont contribué à l’habillement des premiers mannequins et des différentes célébrités d’Hollywood photographiées. Paul Poiret, Jeanne Lanvin, Coco Chanel et Elsa Schiaparelli sont les grands couturiers de l’époque. Bien que ceux-ci soient les plus importants de l’époque, Madeleine Cheruit et Lucien Lelong ont également travaillé sur ces réalisations. Du côté des accessoires, des masques ont étés créés par un illustrateur polonais nommé W.T. Benda, Vida Moore du côté des chaussures ainsi que la Maison Cartier, une joaillerie parisienne de luxe mondialement connue qui prêta ses bijoux à la photo et bien d’autres ont permis à Steichen d’immortaliser la mode.

«  Prenez de bonnes photos. L’art en émanera de lui-même » – Edward Steichen

Les gens que Steichen photographiaient pouvaient être acteurs, danseurs, chanteurs, politiciens, membre de la royauté, athlètes, ou écrivains, car l’idée du créateur était la suivante : « Peu importait que les sujets soient hommes politiciens, auteurs, poètes, acteurs, boxeurs professionnels ou musiciens ; tous étaient intéressants ».

On dit que l’artiste aurait photographié plus de 1 000 célébrités pour Vanity Fair entre 1923 et 1937. Rappelons-nous qu’à l’époque, la photographie était associée aux gens célèbre, or, Steichen réussit à prendre en photo des enfants jouant dans un parc tout en conservant l’aspect artistique de la photographie.

Mon impression face à cette exposition est très bonne, car elle fut très enrichissante. Je me rends maintenant compte à quel point une photographie peut être observée sous différents angles et ne pas donner le même résultat visuel. Cette exposition se terminant le 5 février, je vous conseille le livre «  Edward Steichen In High Fashion, the condé nast years 1923-1937 », puisque ce livre reprend presque tout ce qui était présent à l’exposition en contenant différentes informations supplémentaires. Pour conclure, Steichen fut un personnage-clé dans le monde de la mode et il laisse derrière lui les traces de son travail acharné. Il restera une inspiration pour Vogue et Vanity Fair, puisqu’il fut le géniteur de la photographie de ceux-ci à l’époque.

 

Citizen Vintage, une boutique au cœur du Milles End

Filed under: Édition spéciale février 2012,Mode — lemediumsaignant @ 2:25

Par Catherine Foisy

Photos par Joanie Charest 

Comme annoncé dans mon article précédent, je vous fais ici découvrir ma boutique fétiche du Milles End qui a ouvert ses portes l’été passé et qui depuis, semble faire fureur tant chez les Montréalais que chez leurs clients venant de l’extérieur. Afin de vous faire découvrir la boutique sans que cet article ne ressemble à une longue description ennuyante, j’ai eu la chance de m’entretenir avec les propriétaires de Citizen Vintage et je dois dire que celles-ci ont été très généreuses de leur temps.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qu’est-ce que Citizen Vintage?

Notre boutique a ouvert ses portes en juin dernier et a été créée par trois femmes détenant un œil impeccable et une approche créative en ce qui concerne les vêtements vintages. Les trois partenaires se trouvent donc à être en charge de tout, de la recherche des items, au marketing et la vente jusqu’au service à la clientèle. Le magasin contient différents articles pour hommes, femmes et même enfants datant des années 1960 à 1990.

« Nous voyageons régulièrement à l’extérieur de la province afin de trouver différents articles vraiment uniques…»

Comment avez-vous choisi le nom de votre boutique?

Nous souhaitions donner un nom neutre et sophistiqué pour notre magasin en sachant que le mot « vintage » était déjà à inclure dans celui-ci. Le mot « citizen » résonne exactement comme l’image que nous voulions projeter à l’aide du nom, toutefois, il n’a aucune signification en français, ce pourquoi nous avons décidé de conserver un nom anglophone.

Qu’est-ce qui vous a inspiré?

Il est plus juste d’expliquer notre but que nos inspiration, notre but étant de créer quelque chose de nouveau à Montréal, soit un magasin de vêtements vintages organisé et réfléchi qui aborderait des vêtements de qualité, à la mode et à des prix abordables. Nous voulions que l’allure de notre magasin soit un peu masculine et plus propre et soignée que dans les autres « friperies ».

À quelle fréquence ajoutez-vous de nouveaux items?

Puisque tout semble partir vite, il est important pour nous d’effectuer une rotation rapide en ajoutant divers items à chaque semaine.

Où trouvez-vous vos différents articles?

Nous avons une grande variété de sources et nous recherchons toujours plus de sources. Nous voyageons régulièrement à l’extérieur de la province afin de trouver différents articles vraiment uniques et nous préférons choisir nos articles à l’unité et ne pas prendre des articles qui nous proviennent du public.

Bien que votre boutique soit en quelque sorte nouvelle, beaucoup de bons commentaires ont étés prononcés à votre égard entre autre dans La Presse, dans Montréal in Style et dans La Mode Montréal… Comment sentez-vous par rapport à toutes ces louanges?

Nous sommes très heureuses de recevoir de si bons commentaires! Nous entendons parler de nous dans beaucoup de journaux, de blogues, de magazines, et nous sommes toujours très flattées de lire ce que les gens écrivent sur nous. Les gens semblent bien répondre à ce que nous faisons et à ce que nous faisons différemment.

« Nous sommes personnellement de grandes fanes de Norwegian Wood (qui vend également à Londres), d’Ovate et de Red Sofa, qui est un excellent designer de bijoux. »

Vous ne faites pas que vendre des articles vintages, vous participez également à différents évènements. En quoi consistent ces évènements?

Nous prêtons fréquemment des vêtements à différents stylistes afin qu’ils puissent habiller des gens lors de photo shoot et de vidéos. Nous produisons également nos propres photographies et vidéos. Il nous est par ailleurs également arrivé de travailler avec des bloggeurs et de prêter différents articles pour plusieurs défilés de mode.

Dans la boutique, il y a eu des tournages de courts métrages ; nous avons produit environ dix bandes annonces, un atelier pour les bloggeurs de mode, le lancement d’un site internet pour la station de radio CKUT ainsi que plusieurs vernissages d’artistes.

Cet article sera lu par des étudiants en commercialisation de la mode, quels conseils avez-vous à leurs transmette s’ils souhaitent un jour ouvrir leur propre boutique?

Il est important d’effectuer des recherches démographiques, du marché et de l’emplacement soigneusement. Il est également important de prévoir des prévisions financières pour tous les scénarios possibles de réussites et d’échec. Pour terminer, il est important d’être prêt(e) à faire des sacrifices et des compromis mais, surtout, il est primordial d’être bien entouré et de ne pas se lancer en affaires complètement seul(e).  

Selon vous, est-ce que Montréal occupe une place dans le monde de la mode?

Il est certain que Montréal a sa place dans le monde de la mode! Il y a des designers plus qu’excellents qui créent des choses magnifiques ici. Nous croyons qu’éventuellement, les villes à travers le globe s’en rendront compte. Nous sommes personnellement de grandes fanes de Norwegian Wood (qui vend également à Londres), d’Ovate et de Red Sofa, qui est un excellent designer de bijoux. La communauté montréalaise supporte énormément les créateurs qui débutent ici en leur offrant beaucoup d’opportunités de montrer et de vendre leur travail. Les évènements comme « Smart Design Mart », « Puces POP » et « POP fashion », et les boutiques comme « Quartier Mode » sont des endroits branchés pour les designers qui souhaitent faire connaître leur nom, du moins, localement.

Même la façon dont nous présentons les vêtements vintages ici est reconnue comme étant une réflexion des tendances à New York ou à Londres. Les touristes qui visitent notre boutique nous disent croire qu’ils sont dans une autre ville qui accepte les vêtements vintages comme étant une autre forme de mode. Beaucoup de Québécois sont encore confus à l’idée qu’une boutique vintage comme la nôtre est très différente d’une friperie de seconde main et nous aimerions changer cette impression qu’ils ont.

Pour terminer, qu’est-ce qui fait de Citizen Vintage « la meilleure boutique vintage montréalaise » ?

Nos collections sont précieusement choisies et sont offertes à des prix abordables. Nous offrons des articles très spéciaux et uniques mais aussi de très bonne qualité. L’environnement de notre boutique est chaleureux et nous nous impliquons constamment dans la communauté.

Pour conclure cet article, j’aimerais dire un grand merci à toute l’équipe de Citizen Vintage et j’espère avoir trouvé parmi vous quelques clients futurs puisque cette boutique est, selon moi, une des boutiques qui restera dans les annales de la mode vintage à Montréal.

Citizen Vintage

5330 St. Laurent Boulevard Montreal, QC (Directions: Metro Laurier OR #55 Bus)

http://citizenvintage.tumblr.com/

novembre 17, 2011

Et si le voile tombait?

Filed under: Actualité et politique,Mode,novembre 2011 — lemediumsaignant @ 5:01

Dans mon article précédent qui traitait de l’hypersexualisation, je définissais les jeunes fillettes comme étant victimes des normes sexuelles modernes. Je me suis néanmoins tournée vers la nouvelle épopée des jeunes adultes, groupe plus âgé qui définit la nouvelle tendance d’hypersexualisation. 

 

« Avec ces façades de maquillage et de mode, on trace le croquis d’un voile de superficialité qui nous empêche de croître, qui enferme notre esprit dans une cage de verre impossible à fragmenter. »

Puisque fillettes deviennent femmes, femmes deviennent enfants. Pendant que les jeunes tentent de projeter une image d’adulte, les plus âgées veulent avoir l’air le plus jeune possible. La tendance de l’appétence sexuelle à travers ces générations inter-changées est désormais une mode matraquée par les publicités qui ne cessent de normaliser, par leur fréquence, des comportements inacceptables. De nombreux mouvements se sont échelonnés pour mener à ce qu’est la mode hypersexualisée actuelle. Un mouvement moderne, parfois méconnu du grand public, né en 1980, s’agit des harajuku girls : des femmes qui revêtent des vêtements de poupées et qui mélangent des styles de lolita et de punk pour se donner un look de poupée de porcelaine. Car, à fortiori, l’hypersexualisation n’est pas seulement qu’une histoire de se montrer le nombril ou de se percer les oreilles. Il y a la base méconnue de cette nouvelle tendance : la valorisation superficielle. Bien entendu, un esprit sain dans un corps sain, il en faut pas négliger la santé corporelle pour permettre un bon fonctionnement du système en général. Puisque le cerveau et le corps sont en lien direct, sans pourtant être en corrélation (des muscles développés quotidiennement ne permettront pas une croissance cérébrale quotidienne), il importe de conserver un physique en santé. Pourtant, la santé est un terme continuellement remis en question et étrangement jumelé avec apparence et beauté.

Avec ces façades de maquillage et de mode, on trace le croquis d’un voile de superficialité qui nous empêche de croître, qui enferme notre esprit dans une cage de verre impossible à fragmenter. Une cage forgée par l’intense médiatisation d’un voile superficielle, où les meilleurs forgerons médiatiques construisent ces prisons normalisées. En portant des bas collants transparents, une mini-jupe aussi large qu’une boucle de ceinture et des décolletés plongeants, qu’est-ce que ces personnes cherchent à avoir ?

Au quotidien, regardez autour de vous, regardez le genre de personnes que vous fréquenter et que vous croiser. Et posez-vous cette question : est-ce que l’habit fait le moine ? Est-ce qu’une harajuku girl qui tente de recopier les jeunes adolescentes du quartier branché du Japon souhaite propager une tendance de mode ou un trait de sa personnalité ? Oui, la mode est un vecteur de tendance important dans notre société moderne, mais il est toutefois question d’équilibre dans nos choix vestimentaires. Qu’est-ce que l‘on souhaite démontrer avec nos vêtements ? Quelleimage voulons-nous projeter de nous-mêmes ?

« Est-ce qu’une harajuku girl qui tente de recopier les jeunes adolescentes du quartier branché du Japon souhaite propager une tendance de mode ou un trait de sa personnalité ? »

 

 On parle souvent des jeunes adultes de la gente féminine qui subissent les effets de l’hypersexualisation, mais pourquoi pas les garçons? Nous sommes à une ère de consommation où l’emballage est plus important que son contenu ; l’apparence est d’abord un critère de sélection prisé des jeunes femmes. Par contre, il est difficile de juger un individu selon son contenu alors que ce que nous voyons au départ est son apparence et son style vestimentaire. Croyez-moi, il y a toujours une façon de faire fi des apparences et des jugements extérieurs ; il s’agit de trouver en vous-même l’unique façon de procéder. Bien que le marketing du sexe et que les stéréotypes féminins sont viraux, il est toujours possible de s’armer de vaccins et d’outils afin d’y résister, et de se construire une armure fidèle à nos valeurs et notre personnalité.

Et si le voile tombait ? Et si l’hypersexualisation n’était qu’histoire du passé ?

 

 

 

 

Nicki Minaj (droite), qui se donne le nom de «Harajuku Barbie» et Gwen Stefani (bas), avec ses quatre danseuses harajuku, sont deux célébrités qui médiatisent ce style.

 

Article par Kimmyanne Brown

octobre 9, 2011

Une mode réconfortante: Tendance automne 2011

Filed under: Mode,Octobre 2011 — lemediumsaignant @ 7:42

Odeur de tarte aux pommes, de chocolat chaud, de soupe réconfortante : on prime sur le confort cette automne. Les tendances automnales vont chercher des teintes chaudes dans les tons de brun et d’orangé. C’est la saison parfaite pour se munir d’un perfecto de cuir brun/orangé ou encore de bottes équestres. On se réchauffe avec les fameux pulls « boîte » qui sont, en faite, des chandails tricotés avec amour par nos grand-mères. Sortez vos motifs jacquards et vos jeans extra confortables. On aime également marier une touche de suède à notre style et en profiter pour ajouter des franges à notre sac à main. Finalement, le cuir est à l’honneur. Il faut donc en profiter pour s’équiper adéquatement d’un sac d’école ou encore d’élégants gants en cuir, permettant ainsi d’avoir un style scolaire raffiné tout en évitant les mains froides. Harmonisez votre teint à celui des arbres et restez le plus naturel possible.

Jeannie Rivest

Art: «Lauren Bacall» par Rihab Essayh

mars 3, 2011

Les «OUTS» universels

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 6:58

Il n’y a pas si longtemps Marie St-Pierre était sur le plateau de Tout le Monde en Parle afin de promouvoir la SMM (Semaine de mode de Montréal). Celle-ci a d’ailleurs eu la chance de soulever un point très intéressant : la laideur de la couleur jaune. En effet, le jaune ne fait à personne! Bannissez-le de votre garde-robe, celle-ci n’en sera que mieux. Le jaune a pour effet de pâlir la peau ou encore pire peut vous donner un air malade. Avertissement pour les filles particulièrement bronzées : ça ne vous va pas mieux, la couleur ne fait qu’accentuer votre faux bronzage ou encore les imperfections de votre peau.

Malheureusement, il n’y a pas que le jaune qui ne se porte pas bien. Le orange est aussi une couleur qui en désavantage plus d’un. Accordez au personnage d’Elle incarné par Reese Whiterspoon dans Blonde et Légale « Celui qui a dit que le orange serait le nouveau rose est sérieusement troublé ! » Le orange ne fait pas aux gens bronzés car il rend leur bronzage orangé (donc tout le monde a l’air d’avoir abusé de la cabine et de l’autobronzant). Il ne fait pas aux gens pâles car ceux-ci paraissent encore plus pâles et finalement il grossit beaucoup la silhouette.

Parlons un peu des chandails qui ne recouvrent pas le ventre, amicalement appelés «chandails bédaines». Il n’est pas donné à tout le monde de porter ce genre de chandail. Ceux-ci reviennent à la mode, mais je vous en supplie, faites attention! Pensez-y sérieusement et posez vous la question : ai-je le ventre pour porter ce genre de chandail? Si vous n’en êtes pas convaincu, vous êtes peut-être mieux de vous abstenir. De plus, prenez note que ce n’est pas parce que vous êtes mince que cela est fait pour vous.


Je finirai en vous parlant des paillettes. Les paillettes sont en voie d’extinction et cela n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Passez à autre chose, c’est un excellent prétexte pour aller magasiner. Bref, faites le ménage de votre garde-robe, le printemps arrive et nous prépare plein de belles surprises!

Par Jeannie Rivest

janvier 14, 2011

CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS DE FÉVRIER

Filed under: Humour,Littérature,Mode,Musique,Sorties culturelles,Théâtre — lemediumsaignant @ 10:43

MUSIQUE

du Mardi 1er au samedi 5 février: Antoine Gratton, Club Soda, 14.39$, Rock

Jeudi 3 février: Vincent Vallières, La Tulipe, environ 30$, Folk

Vendredi 4 février: Mordicus, Divan orange, Rock/Francophone

Samedi 5 février: The Radio Dept, Petit Campus, 21.70$, Rock Alternatif / Folk

Samedi 5 février: Rape Faction, Casa Del Popolo, Rock / Grunge / Trash

Vendredi 11 février: Little Scream, Casa Del Popolo, 9$, Rock/Indie/Pop

Samedi 12 février: Old School Politics et autres, Piranha bar, Rock alternatif

Samedi 12 février: Ching Chong Song, Casa Del Popolo, Folk expérimental

Mercredi 16 février: Silly Kissers et autres, Sala Rossa, 11$, électro/pop

Mercredi 16 février: Interpol avec School of Seven Bells, Métropolis, environ 40$, Pop/Rock/Alternatif/Space

Jeudi 17 février: Alex Nevsky, Club Soda, 22.63$, Pop francophone

Jeudi 17 février: Misteur Valaire, Métropolis, environ 30$, électro

Vendredi 18 février: Random Recipe, L’Astral, 18.12$, électro/jazz/hip-hop/etc.

Samedi 19 février: Francis d’Octobre, Maison de la culture Mercier, 6$, Folk

Jeudi 24 février: CLAASS, Belmont, 18.50$, électro / Post punk / Psychédélique

Vendredi 25 février: Dumas, La Tulipe, environ 15$, Folk/Pop/Rock.

Samedi 26 février: Les Vulgaires Machins, Salle de L’Alisé, Mascouche, Rock alternatif.

Dimanche 27 février: Cradle of Filth, Métropolis, environ 40$, Métal.

FESTIVALS / CONCOURS

Festival Voix Amérique (www.fva.ca)

À partir du 1er février, divers lieux dont la Sala Rossa

Poésie / Spoken Word / Performance

Francouvertes (www.francouvertes.com)

Préliminaires les 7, 14, 21 et 28 février au Lion d’Or (6$). Demi-finales en avril au Lion d’Or (8$) et grande finale le 3 mai au Club Soda (15$).

Musique francophone de divers genres

Musique

BuckFest

11 et 12 février, Café Campus

Festival Mondial du Cirque de Demain (www.cirquededemain.com)

15 au 27 février, La TOHU, 32e édition, environ 30$

Cirque

Festival Montréal en lumière (http://www.montrealenlumiere.com)

17 au 27 février, un peu partout à Montréal, 26 février: Nuit Blanche

Les prix varient, activités gratuites également

Musique / Danse / Cuisine / Théâtre / Arts / Mode

Festival international Montréal/Nouvelles Musiques (MNM) (www.festivalmnm.ca/fr/2011)

18 au 26 février, hommage à la musique.

Les prix varient, mais restent abordables (tournent autour de 20$)

Divers lieux dont l’Agora de la danse

Danse / Expositions / Concerts
DANSE

Dimanche 6 février: Les Imprudanses, Café Campus, 8$, improvisation de danse.

Samedi 12 février: Blue Light Burlesque, Café Campus, environ 30$, burlesque.

25 et 26 février: Songs, Agora de la danse, 14$, Japon, danse contemporaine, musique.

THÉÂTRE

17, 18, 19, 22, 23, 24 février: Histoire d’Hommes, Théâtre Prospero, environ 25$.

Thèmes: Amour, Désir, Sexualité, Relations hommes-femmes

22 février au 17 mars: The Dragonfly of Chicoutimi, Théâtre Espace Go, 21$.

Thème: quête identitaire. Moderne et original. 

Dimanche 27 février: ISBERG, Complexe culturel Guy-Décary, Lachine, gratuit avec laissez-passer, sculptures de l’artiste Nathalie Trépanier et musique de Yann Perreau

Thème: Quête de lumière

SLAM

 

Mercredi 9 février: Soirée-bénéfice pour la Ligue des Droits et Liberté de la personne, Cabaret du Mile End.

Lundi 14 février: Slam de Poésie à l’O Patro Vys, 5$, animé par Ivy

Dimanche 20 février: Words and Music, Casa del Popolo, Spoken Word.

ARTS VISUELS

Jeudi 3 février: VIP (Virus d’Improvisation Picturale), Belmont, 10$.

Vendredi 4 février: Les Vendredis nocturnes au Musée d’art contemporain de Montréal, 17h à 21h, 6$, expositions, musique, percussions, DJ, consommations.

12 février au 12 mars: Jannick Deslauriers, Centre d’exposition Circa, Galerie I, gratuit.

22 janvier au 27 février: ATSA – 10 ans d’urgence, Maison de la culture Mercier, gratuit. Rétrospective des éditions d’État d’Urgence, événement venant en aide aux sans-abri.

LE MOIS PROCHAIN

3 mars: Grand lancement du Médium Saignant, Café l’Exil, 2$, 3 groupes live + DJ.

 The Terrorists (Grunge)

 The Bators (Rock ‘n’ Roll)

 Tribunal (Métal)

 

 

 

 

 

Par Laura Pelletier

Photos: Étienne Dagenais, show de Tribunal au Café l’Exil et Paul Dawson, guitariste (lead) du groupe The Terrorists.

Breakfast at Birk’s

Filed under: Mode,Sorties culturelles — lemediumsaignant @ 10:21

Quelle fille n’a jamais rêvé de se trouver à la place d’Audrey Hepburn dans le célèbre film Breakfast at Tiffany’s? C’est au Birk’s Café situé à l’intérieur du légendaire magasin du Centre-ville que l’on peut retrouver la classe remarquable d’Audrey Hepburn.  Le prestige est au rendez-vous. Il faut dire que je mange rarement dans un resto ou le verre dans lequel je bois coûte 125$.  L’ambiance nous fait penser aux grands rois d’Angleterre. Coutellerie en argent, chérubin au plafond, sans oublier les nombreux vases qui nous entourent.  On peut notamment acheter ceux-ci pour la modique somme de 745$.  La cuisine, étant dominée par Jérôme Ferrer, est très haut de gamme, mais malheureusement, celle-ci manque de goût.  Cela est notamment dû au manque de gras dans les assiettes. En effet, le menu possède le moins de gras possible, considérant que la clientèle est presque entièrement composée de femmes. Je ne recommande pas ce restaurant aux gens qui aiment la bonne gastronomie. Par contre, je le recommande entièrement aux passionnés de la mode qui aiment être coquets et qui rêvent de diamants. 

Par Jeannie Rivest

Birks café, http://www.birks.com/en/static/cafe/welcome.htm.

novembre 30, 2010

Comme Wilde a dit

Filed under: Mode,Musique — lemediumsaignant @ 2:45

 

Découvrir de nouveaux groupes c’est plaisant, mais il y a aussi des looks à découvrir ou à adopter  


 »Un beau style vestimentaire est sans l’ombre d’un doute inspiré de la musique. » Oui, oui! Que ce soit les jeans roulés des membres de Vampire Weekend, le chef-d’œuvre capillaire de Win Butler (Arcade Fire) ou les robes pailletées d’Emily Haines (Metric) ; le « vrai beau look », c’est eux qui le possèdent.

Découvrir de nouveaux groupes c’est plaisant, mais il y a aussi des looks à découvrir ou à adopter. Puisque plusieurs ne semblent pas distinguer ce qui est beau de ce qui ne l’est pas, je crois qu’il est temps d’aborder franchement ce sujet! Actuellement, je trouve qu’un look à la Kurt Cobain ne fait pas de mal. Le délectable (déf. : Qui délecte, qui procure un plaisir intense et raffiné, qui est très agréable.) Mathieu Cournoyer (Malajube) et le séduisant Antonin Marquis (We Are Wolves) semblent, eux aussi, avoir compris ce qu’est un vrai beau style vestimentaire. Les cheveux plus ou moins longs, la barbe plus ou moins dense d’un rasage qui n’a pas été fait depuis quelques jours et les vêtements style militaire ou un peu grunge sont certainement gagnants! On oublie les t-shirts et les jeans trop lousses style «culottes à terre » (s’il-vous-plaît, épargnez-nous !). On aime ce qui est ajusté (par contre, il y a des limites à ce qu’un vêtement et les yeux peuvent endurer au niveau de ce qui est ajusté). On élimine les gros tatouages trop nombreux (du genre tout le monde en a un, alors j’en fais un même si finalement il n’est pas trop beau…) et on opte pour les piercings; c’est temporaire et beaucoup plus attrayant. Par contre, on n’est pas obligé de faire de la musique pour avoir un look gagnant auprès des filles. La littérature et la poésie… ça aussi c’est sexy! On pense au plus que magnifique Arthur Rimbaud, au ténébreux Nelligan et au charmant Boris Vian.

Pour les filles, un look électrisant à la Karen O (Yeah Yeah Yeahs) ou un look plus sage à la Régine Chassagne (Arcade Fire) c’est aussi très gagnant! Il ne faut pas avoir peur de copier les garçons pour tout ce qui est du look militaire et grunge. Par contre, une touche féminine est toujours la bienvenue! Oscar Wilde a un jour dit que la vie est trop importante pour être prise au sérieux. Donc, sur ces belles paroles, je vous dis de prendre quelques-uns de ces conseils en note et de ne surtout pas oublier ce que ce cher M. Wilde a dit!

ELLE V. ELLE 

Vous, les jeunes hommes conscients de l’environnement, répondant au nom de “grano”, occupez une place bien spéciale dans nos cœurs. Vos chandails de laine très simplistes aux allures improvisées vous donnent une apparence soyeusement attirante. Ce look « je viens de sortir du lit » évoque bizarrement un charme qui chatouille l’intérieur des estomacs féminins. Continuez donc de susciter ces effets secondaires auprès de la gente féminine en perpétuant la portée de vos jeans plus ou moins usés, vos cheveux légèrement dépeignés ainsi que vos personnalités beaucoup trop attachantes.

Il ne faudrait pas oublier les jeunes hommes ne vivant que pour la musique métal, ne respirant que pour les rythmes brutaux des doubles pédales; oui, je m’adresse bien à vous les métalleux. Suite à la demande de mademoiselle K.R., nous voudrions vous rassurer sur le fait que vous n’êtes pas mis à l’écart. Votre longue tignasse à laquelle vous portez une si grande attention procure une excitation obscure. Vos battements de pieds et de mains suivant des rythmes aux airs death métal en attirent plus d’une.

Bref, c’est ça qui est ça. Merci

Mlle. Chaton

novembre 22, 2010

Noël + Mode = Rabais

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 4:31

Alors que Noël sonne à nos portes, les articles se vendent plus que jamais dans les magasins. Seuls les plus astucieux attendront après Noël afin d’agrandir leur garde-robe. En effet, c’est le lendemain du 25 décembre que se déroule le BOXING DAY. Les passionnés de mode considèrent ce jour comme étant le véritable Noël. Des articles à plus de 50% de rabais se retrouvent partout dans tous les magasins. À chaque année, j’appréhende cette journée comme si elle était la dernière de ma garde-robe. Voici donc mes conseils pratiques afin de survivre au BOXING DAY.

Premièrement, il ne faut jamais s’y présenter avec une amie que l’on peut qualifier de «taponneuse». Il faut être déterminé et savoir ce que l’on veut ou non quand on se présente dans les magasins le 26 décembre. Il n’y a pas de place pour les gens qui ne savent pas s’ils le prennent ou peut-être ou non.

Deuxièmement, il ne faut jamais revenir sur nos pas. Il y a beaucoup trop de chances que l’article que vous aviez vu ne s’y trouve plus. De plus, vous perdez du temps pour d’autres magasins.

Troisièmement, il faut toujours commencer par les boutiques qui vous intéressent le plus ou encore qui ont le plus de solde. Beaucoup de boutiques, comme par exemple Urban Behavior, offrent à tous leurs clients 50 à 90% de rabais sur toute la marchandise. Il est important de considérer ce genre de boutique et de les faire en premier.

Quatrièmement, il ne faut pas perdre de temps pour essayer. D’ailleurs, plusieurs commerçants ferment leurs cabines d’essayage pour la journée. Il faut donc être prêt à essayer partout, efficacement, mais sans nécessairement montrer son corps à n’importe qui. Le meilleur choix reste évidement de mettre une camisole avec des leggings. On peut donc essayer tout ce que l’on veut par dessus.

Cinquièmement, les souliers à talons ne sont pas de mise. Ceux-ci vous empêchent de courir et peuvent être problématiques au moment de l’essayage.

Finalement, j’espère que pour vous le BOXING DAY se passera bien cette année et que vous oserez aller y faire un tour afin de profiter des nombreuses aubaines.

Retour rapide sur la boutique

La boutique des étudiants en commercialisation de la mode avait lieu les 19 et 20 novembre derniers. Le thème «Mille et un styles» était très enchanteur. Grâce à cette boutique, qui reste une tradition d’année en année, les étudiants et les futurs étudiants de Marie-Victorin peuvent découvrir le travail des anciens et ainsi savoir à quoi pourrait ressembler leurs futures carrières. Félicitations à tous ceux qui ont fait de cette boutique un succès encore cette année.

Jeannie Rivest

Le Phénomène des Chaussures chez les Femmes

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 4:30

L’Obsession des Talons Hauts

Dans toutes les couleurs, toutes les tailles et toutes les hauteurs, les talons hauts furent toujours sujet de fétiche chez les femmes. Est-ce à cause de la forme gracieuse et élancée que donne le talon autant au soulier qu’à la silhouette de la femme qui la chausse ou est-ce simplement la beauté de tout l’ensemble? Le charme des talons hauts et le pouvoir enchanteur qu’ils ont sur l’espèce féminine est très difficile à expliquer. Il est peut-être similaire à l’effet provoqué sur l’espèce masculine lorsqu’il voit une belle femme qui porte des talons hauts. Cette image entraîne parfois même des sifflotements et des cris d’appréciation. Moi-même étant follement attirée par la beauté de cette forme d’art et par l’aspect raffiné qu’elle donne à ma personne, les talons hauts sont mon pêché mignon. J’apprécie aussi le gain de confiance en soi que me procure une belle paire de chaussures à talons hauts lorsque je l’enfile. Nous avons tous un accessoire ou un vêtement dont l’achat nous rend le sourire et nous aide lorsque nous nous sentons d’humeur sombre. Pour certains, ce sont les sacoches, pour d’autres les bijoux, le maquillage, les robes ou les jupes. Puis pour d’autres, ce sont les talons hauts.

Une belle paire de souliers complète un habit et peut même rajouter un petit quelque chose à un ensemble, quelque chose d’épicé ou sucré, dépendamment ce que la personne désire. Cependant, autant que des talons peuvent être beaux, ils peuvent être très douloureux, spécialement s’ils sont portés pendant de longues heures. Rare est-il qu’une paire de talons soient à la fois commodes, beaux et confortables. Selon la fameuse phrase, il faut souffrir pour être belle.

L’arrivée du talon haut remonte à la fin du XVIe siècle, en Europe. Le talon aiguille, quant à lui, est apparu vers les années 1950 et fit tout de suite fureur. Deux créateurs français sont attribués à son invention : Charles Jourdan (1883-1976) et Roger Vivier (1907-1998). Selon Vivier, des talons aiguilles servent à « terminer la silhouette d’un coup de crayon ». De nos jours, des noms tels Yves Saint-Laurent, Diego Dolcini, Giambattista Valli, Giuseppe, Zanotti, Steve Madden, Marc Jacobs, Nicholas Kirkwood et Christian Louboutin, dont le dessous de tous ses souliers est d’un rouge vif, sont mondialement reconnus pour leurs souliers à caractère osé. N’oublions pas les créations d’Alexander McQueen et de John Galliano (Dior), qui sont parmi les plus excentriques et les plus risqués. Leurs talons à plateforme s’élevent parfois à plus de six pouces de haut.

«[…] il faut souffrir pour être belle.»

Christian Dior, Chanel, Gucci, Jimmy Choo, Givenchy, Louis Vuitton, Dolce & Gabbana et Balenciaga sont tous des marques de designers européens chics et de haute classe qui, saison après saison, sortent avec des chaussures d’une originalité frappante afin de compléter plusieurs ensembles de vêtements qui défilent sur la passerelle. Pour celles qui adorent les bijoux, il y a même une nouvelle collection Swarovski pour la saison de printemps 2011, réalisée par Gianmarco Lorenzi.

Saviez-vous que les chaussures que vous retrouvez dans les magasins tels Aldo, Spring et Le Château s’inspirent de ces modèles de haut de gamme? Enfin, le talon haut est un accessoire qui doit obligatoirement faire partie de la garde-robe de toute femme. Il embellit la silhouette de la femme et fait fantasmer l’homme qu’elle cherche à conquérir.

Ashley Ornawka

Photos: Proviennent des sites Internets de divers designers

Comme Wilde a dit

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 4:29

Un beau style vestimentaire est sans l’ombre d’un doute inspiré de la musique. Oui, oui! Que ce soit les jeans roulés des membres de Vampire Weekend, le chef-d’œuvre capillaire de Win Butler (Arcade Fire) ou les robes pailletées d’Emily Haines (Metric) ; le « vrai beau look », c’est eux qui le possèdent.

Découvrir de nouveaux groupes c’est plaisant, mais il y a aussi des looks à découvrir ou à adopter. Puisque plusieurs ne semblent pas distinguer ce qui est beau de ce qui ne l’est pas, je crois qu’il est temps d’aborder franchement ce sujet! Actuellement, je trouve qu’un look à la Kurt Cobain ne fait pas de mal. Le délectable (déf. : Qui délecte, qui procure un plaisir intense et raffiné, qui est très agréable.) Mathieu Cournoyer (Malajube) et le séduisant Antonin Marquis (We are Wolves) semblent, eux aussi, avoir compris ce qu’est un vrai beau style vestimentaire. Les cheveux plus ou moins longs, la barbe plus ou moins dense d’un rasage qui n’a pas été fait depuis quelques jours et les vêtements style militaire ou un peu grunge sont certainement gagnants! On oublie les t-shirts et les jeans trop lousses style «culottes à terre » (s’il-vous-plaît, épargnez-nous !). On aime ce qui est ajusté (par contre, il y a des limites à ce qu’un vêtement et les yeux peuvent endurer au niveau de ce qui est ajusté). On élimine les gros tatouages trop nombreux (du genre tout le monde en a un, alors j’en fais un même si finalement il n’est pas trop beau…) et on opte pour les piercings; c’est temporaire et beaucoup plus attrayant. Par contre, on n’est pas obligé de faire de la musique pour avoir un look gagnant auprès des filles, la littérature et la poésie… ça aussi c’est sexy! On pense au plus que magnifique Arthur Rimbaud, au ténébreux Nelligan et au charmant Boris Vian.

Pour les filles, un look électrisant à la Karen O (Yeah Yeah Yeahs) ou un look plus sage à la Régine Chassagne (Arcade Fire) c’est aussi très gagnant! Il ne faut pas avoir peur de copier les garçons pour tout ce qui est du look militaire et grunge. Par contre, une touche féminine est toujours la bienvenue! Oscar Wilde a un jour dit que la vie est trop importante pour être prise au sérieux. Donc, sur ces belles paroles, je vous dis de prendre quelques-uns de ces conseils en note et de ne surtout pas oublier ce que ce cher M. Wilde a dit!

Elle V. Elle  2

Vous, les jeunes hommes conscients de l’environnement, répondant au nom de “grano”, occupez une place bien spéciale dans nos cœurs. Vos chandails de laine très simplistes aux allures improvisées vous donnent une apparence soyeusement attirante. Ce look « je viens de sortir du lit » évoque bizarrement un charme qui chatouille l’intérieur des estomacs féminins. Continuez donc de susciter ces effets secondaires auprès de la gente féminine en perpétuant la portée de vos jeans plus ou moins usés, vos cheveux légèrement dépeignés ainsi que vos personnalités beaucoup trop attachantes.

Il ne faudrait pas oublier les jeunes hommes ne vivant que pour la musique métal, ne respirant que pour les rythmes brutaux des doubles pédales; oui, je m’adresse bien à vous les métalleux. Suite à la demande de mademoiselle K.R., nous voudrions vous rassurer sur le fait que vous n’êtes pas mis à l’écart. Votre longue tignasse à laquelle vous portez une si grande attention procure une excitation obscure. Vos battements de pieds et de mains suivant des rythmes aux airs death métal en attirent plus d’une.

Bref, c’est ça qui est ça. Merci

Mlle. Chaton

novembre 21, 2010

CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS DE DÉCEMBRE ET JANVIER

par Laura Pelletier

ARTS VISUELS

Artisans du rêve

Au musée McCord

En résumé: hommage aux divers artistes du cirque. 7$ pour les étudiants à temps plein. Jusqu’au 9 janvier.

La terre est bleue comme une orange

Au Musée des beaux-arts de Montréal

Art contemporain, surréalisme, imaginaire.

Entrée gratuite. Jusqu’au 27 mars.

Made in Montreal

Au Centre d’histoire de Montréal

En résumé: matérialisme montréalais des années passées. 4000 objets exposés.

4$ pour les étudiants. Jusqu’au 13 mars.

Quartiers disparus

Au Centre d’histoire de Montréal

En résumé: en mémoire des quartiers disparus et de leurs habitants. 4$ pour les étudiants. Jusqu’en septembre 2011.

Rouge Cabaret: le monde effroyable et beau d’Otto Dix

Au Musée des beaux-arts de Montréal

En résumé: toiles provocantes. Différent et intéressant. Plusieurs conférences liées à l’exposition sont données durant le mois de décembre également.

7.50$ pour les étudiants. Jusqu’au 2 janvier.

Les Vendredis nocturnes

Événement. Au musée d’art contemporain de Montréal. Jusqu’au 31 décembre.

Accès à toutes les activités, performances musicales en direct. Bar. Bonne ambiance. Jusqu’à 21h. 6$ pour les étudiants.

Petit rappel: accès au musée gratuit pour tous les mercredis de 17h à 21h.

Marché au Chat des artistes

Événement. Du jeudi 9 décembre au dimanche 12 décembre. Les artistes ouvrent leurs portent pour que tous puissent se procurer des cadeaux originaux! (Jeudi et vendredi de 11h à 20h, samedi de 10h à 17h et dimanche de 12h à 17h)

Salon des Métiers d’art du Québec

Événement. Plus de 450 exposants. Idéal pour trouver des cadeaux de Noël originaux et faits au Québec. Prix abordables. Du 4 décembre au 2 janvier.

MODE

Denis Gagnon s’expose

Au Musée des beaux-arts de Montréal

Créations du designer.  Jusqu’en février 2011. Entrée gratuite.

Sout@Sat

À la Société des arts technologiques

Plus de 60 designers locaux se réunissent pour donner de la visibilité à leurs créations.

Du 11 au 13 décembre. Entrée gratuite.

DANSE

(pour faire changement de Casse-Noisette)

Donka – Une lettre à Tchekhov

Usine C, 35$ pour les 30 ans et moins, jusqu’au 18 décembre.

Hommage au grand auteur russe (célèbre son 150e anniversaire de naissance)

Théâtre/danse. Acteurs, acrobates, chanteurs, humour, poésie.

Les Nocturnes

Maison de la culture Frontenac. 11 décembre, 16 décembre et 13 janvier. Gratuit.

Danse contemporaine, surréalisme, romantisme, musique de Chopin.

ACTIVITÉ HIVERNALE SUGGÉRÉE

Surveillez tout ce qui se passe dans le Vieux-Port de Montréal et allez tester la patinoire des Quais. Soirées musicales thématiques. Plaisir en vue! 6$ l’entrée.

À SURVEILLER

Grand lancement du Médium Saignant pour la session hiver 2011

À l’Exil, 10 février 17h-23h, 2.50$ l’entrée, bière, groupes rock/punk/métal et DJ.

De la tête au ciel (danse)

Usine C, du 8 au 12 mars 2011.

Un danseur de taille moyenne et deux danseuses de petite taille.

Humanisme. Concept original.
 

MUSIQUE

Killing Joke

Cabaret Juste pour Rire, lundi 6 décembre, environ 30$. Punk rock industriel.

Freelance Whales

Sala Rossa, mercredi 8 décembre, 12$. Rock alternatif/électro.

Cookie Monsta & 12th Planet

Belmont, mercredi 8 décembre, environ 5$. Dubstep/électro.

Chief

Il Motore, jeudi 9 décembre, 15$. Rock alternatif.

Alexisonfire (Norma Jean et autres groupes en première partie)

Métropolis, vendredi 10 décembre, 35$. Hardcore/ Rock alternatif.

Dumas

National, vendredi 10 décembre, 20$. Rock alternatif/folk. 

Festival Pop/Punk de Montréal

Vendredi 10 décembre. 12$, Divers groupes, (Abreuvoir, Underworld, Café Chaos, l’Absynthe, Cégep du Vieux-Montréal).

Vulgar, you! et Tribunal

Café L’Exil (Cégep Marie-Victorin), vendredi 10 décembre, environ 4$. Rock alternatif/electro/hardcore et métal. (on aime x1000)

Tricky

Métropolis, samedi 11 décembre, 25$. Rock alternatif/Trip hop.

The Terrorists

Cabaret Playhouse, samedi 11 décembre, 12$. Rock/grunge/progressif.

(on aime x1000)

Tribunal 

(Valfreya, Insurrection et invités)

À l’Hémisphère Gauche, dimanche 12 décembre, 10$. Métal.

(on aime x1000)

Beast

Métropolis, jeudi 16 décembre, 30$. Expérimental/trip hop.

Radio Radio

La Tulipe, jeudi 16 décembre, environ 30$. Rap bonbon (c’est comme cela qu’ils s’étaient décrits à Tout le monde en parle l’an passé en tout cas!) ou plutôt hip hop/J-Pop.

Kannibalen III

Belmont, vendredi 17 décembre, 5$. Dubstep/électro.

Broken Social Scene

Métropolis, samedi 18 décembre, 30$. Rock alternatif.

Les Breastfeeders

Chez Baptiste (sur Masson), le lundi 20 décembre, environ 5$. Garage/pop/punk.

Badfish: A tribute to sublime

Club Soda, jeudi 6 janvier, 25$. Ska/rock.

Tokyo Police Club et Two Door Cinema Club

Club Soda, dimanche 16 janvier, environ 25$. Rock alternatif.

Finger Eleven

Cabaret Juste pour Rire, mardi 18 janvier, 25$. Rock alternatif.

novembre 7, 2010

Génocide en cours: La mode s’en mêle

En lisant les nombreux livres ou en voyant les innombrables films au sujet de la Seconde Guerre Mondiale et du génocide des Juifs, plusieurs sont honteux de voir jusqu’où l’être humain est capable d’aller, mais peu sont au courant qu’ils font eux-mêmes partie de l’engrenage des génocides actuels. Il existe plusieurs petites façons de sortir de ce cercle vicieux, autant par nos habitudes vestimentaires qu’alimentaires. Alors que les vedettes se dévouent dans la défense des animaux, il serait peut-être temps de populariser la défense des êtres humains également.

Une ONU corrompue

Pourquoi est-ce qu’on ne parle pas plus de ces génocides? La réponse est simple: à cause de la corruption. L’ONU (Organisation des Nations Unies) est devenue tellement corrompue (puisque seules les grandes puissances mondiales la contrôlent) qu’elle refuse de reconnaître que l’exploitation des enfants dans l’industrie du textile et du café est inacceptable ou que l’exploitation de peuples complets en Afrique et ailleurs est un génocide. Pour que l’extermination d’un peuple soit appelée génocide, l’ONU doit l’affirmer.

Pourtant, selon la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide que l’ONU a adoptée en 1948, on peut appeler génocide un meurtre de membres d’un groupe, une atteinte grave à l’intégrité mentale de membres du groupe, une soumission du groupe à des conditions d’existence qui vont le mener à la mort ou l’affecter gravement, des mesures visant à empêcher les naissances dans un groupe ou bien le transfert forcé d’enfant du groupe à un autre. En suivant cette description, on peut affirmer que de nombreux génocides sont en cours a l’instant même où vous lisez ceci et ce, un peu partout dans le monde.

Fashionnista

En portant les vêtements que la plupart portent, c’est-à-dire achetés dans des boutiques comme Sears, Simmons, Néon, Dynamite, ou autre magasin populaire, vous contribuez a l’exploitation d’enfants partout a travers le monde. En mangeant avec plaisir une barre de chocolat Caramilk ou Kit Kat au cinéma, vous faites de même. Ces petits gestes vous semblent bénins. Vous vous dites peut-être: «Ce n’est pas moi qui va réussir à changer le monde, si j’arrête de consommer des produits dont la production est malsaine, ce sera un autre qui le fera à ma place.» C’est exactement ce que se disaient les SS: «Si ce n’est pas moi qui frappe ce Juif, je mourrai et ce sera quelqu’un d’autre qui le fera à ma place.» Un chef n’est rien sans ses partisans. Une société de consommation n’est rien sans ses consommateurs.

De nos jours, plusieurs compagnies offrent des produits abordables et responsables, autant socialement qu’écologiquement parlant. Autrefois, j’était de celles qui pensent que les vêtements équitables et éthiques ont toujours l’air hippie, faits de bouts de tissus rapiécés, ce qui donne une allure horrible. Avoir une courtepointe sur le dos, non merci!

Heureusement, cette idée n’est vraiment pas fondée. Aujourd’hui, les friperies regorgent de petites merveilles. Vous détestez fouiner des heures dans des friperies comme le Village des Valeurs ou Renaissance dans lesquelles il faut presque être chanceux pour trouver un morceau de notre goût? Et bien il existe de nombreuses friperies un peu plus haut de gamme sur le boulevard Saint-Laurent et sur l’avenue du Mont-Royal dans lesquelles les morceaux sont sélectionnés, lavés et parfois même modifiés pour les moderniser un peu. Suggestion de ma collègue Laurry pour les garçons: Rétroviseur Enr. Ma suggestion pour les filles: CUL-DE-SAC sur Saint-Laurent.

Pour ceux et celles qui n’aiment pas acheter du déjà porté, il existe des boutiques qui vendent des échantillons de diverses marques qui seraient normalement jetés. La boutique CUL-DE-SAC sur Ste-Catherine fait cela. Également, la créatrice Mélissa Turgeon répare les morceaux brisés ou qui comportent des défauts dont les compagnies veulent se débarrasser et les revend à moindre coût.

Si vous n’aimez tout simplement pas l’idée de récupération ou d’échantillons, plusieurs designers québécois produisent ici et de manière responsable et détrompez-vous, le mot designer n’est pas toujours associé au mot cher. La marque OÖM en est un bon exemple. De plus, si vous leur donnez des vêtements que vous ne désirez plus, vous obtiendrez 5$ de rabais par morceau que vous achèterez*. Cette marque lancée par Pascale Clauzier et Pascal Benaksas-Couture donne également 2% de ses ventes à des projets sociaux comme Dans la Rue, le Club des petits déjeuners du Québec et Équiterre. La marque American Apparel respecte les droits des êtres humains en grande partie aussi. 

Chocolat et café

Il y a donc des moyens adaptés à tous les goûts pour arrêter cette énorme chaîne de surconsommation meurtrière! Alors qu’en Amérique du Nord, les gens suivent des régimes et souffrent d’obésité (généralisation, puisque certains meurent de faim ici aussi), 800 millions de personnes meurent de faim ailleurs dans le monde. Non mais, pensez-y!

Du côté du café et du chocolat, tout le monde est au courant que ce n’est pas essentiel à la vie. On peut donc facilement se limiter au chocolat équitable (en vente à votre café étudiant d’ailleurs) et plusieurs marques de café équitable existent. En tant qu’accro au café, je peux confirmer qu’il est aussi bon que tous les autres. Pour faire changement ou pour faire comme d’habitude, venez déguster le café équitable de l’Exil!

Transformation du mode de vie

Bref, il est préférable de limiter ses achats plutôt que de porter des vêtements fait d’un matériau tissé à la main par des fillettes qui ne font que travailler et n’ont pas le temps de vivre leur enfance, sous prétexte que leur doigts fins sont parfaits pour la production. Ces enfants perdront leur emploi et mourront de faim si la consommation diminue, vous dites? Et bien, je crois que si tous tiennent à coeur cette cause, l’ONU sera forcée d’intervenir et ne pourra laisser ces peuples se faire exploiter de la sorte.

Également, pour avoir un mode de vie éthique, pas besoin de se mettre d’affreux bouts de tissus sur le dos, de ne pas manger de chocolat et de boire un café imbuvable! Être écologique, éthique et raffiné est une combinaison possible!

*Pour profiter de rabais sur la marque OÖM, retournez vos vêtements au 2065 Parthenais, local 028, Montréal, Québec, H2K 3T1 en mentionnant votre nom et courriel personnel. Un numéro de bon de cadeau vous sera émis.

QUELQUES ADRESSES

Pour votre magasinage des fêtes

  • BELLE ET REBELLE. 6321 St-Hubert
  • CUL-DE-SAC. 371 Mont-Royal Est, 3811 Ste-Catherine Est, 3966 St-Laurent
  • L’APPARTEMENT. 1871 Mont Royal Est
  • MODECO. 1827 Mont-Royal E
  • LA CORDÉE. 2159 Ste-Catherine Est
  • LE YÉTI. 5190 Boul. St-Laurent
  • MÉMENTO. 3678, rue Saint-Denis
  • NAHIKA. 4435 St-Denis
  • RIEN À CACHER. 4141 St-Denis
  • RÉTROVISEUR ENR. 751, rue Rachel Est

 

Laura Pelletier

octobre 24, 2010

Calendrier des événements de Novembre

 

 

MUSIQUE ET ÉVÉNEMENTS

(Ton groupe a des spectacles de bouqués? Envoie les dates au journal.mob@hotmail.com) 

Jeudi 4 novembre:

POLIPE, Coup de Coeur francophone, l’ESCO sur St-Denis, 8$. Pop rock

 THE JOY FORMIDABLE (avec The Dig en première partie), Petit Campus 15$ (+frais). Rock alternatif

 Vendredi 5 novembre:

 WE ARE WOLVES, Salle Rona, Longueuil. Electro rock

 Samedi 6 novembre:

 BONOBO (avec DJ Ball et Thunderbrace), National, 26$. Electro/Expérimental

 MADM (avec Final Flash), Cabaret Juste pour Rire, 15$. Rock alternatif

 BEAST ET DVA, Centropolis, Laval, grand concert extérieur, 15$. Électronique. Dans le cadre du festival Diapason.

 Jeudi 11 novembre:

 SOIRÉE COUP DE COEUR FRANCOPHONE, Groupe ou artiste francophone de la relève, Lion d’Or, environ 10$.

 Vendredi 12 novembre:

GRINDERMAN, Métropolis, 30$. Rock alternatif expérimental

 MUMFORD & SONS, National, 25$. Rock alternatif

 Samedi 13 novembre:

 DJ SHADOW, Métropolis, 35$

 Jeudi 18 novembre:

 BAHAMAS, Divan Orange, 15$. Folk Rock

 Vendredi 19 novembre:

 M POUR MONTRÉAL, À surveiller, environ 15$

 ROBERT CHARLEBOIS, Étoile DIX30, Brossard

 Samedi 20 novembre:

 LIGHTS, Club Soda, 20$. Pop rock

 MISTEUR VALAIRE, THE DEARS, PRIESTESS, Métropolis, dans le cadre de M pour Montréal. Divers

 Jeudi 25 novembre:

 LE DEVOIR 100 ANS EN CHANSON, Environ 16$, performance de plusieurs artistes qui ont marqué la chanson francophone,

 Vendredi 26 novembre:

 MUDGIRL, Casa Del Popolo

 Samedi 27 novembre:

 YANN PERREAU, Métropolis, 25$. Rock alternatif

 THÉÂTRE

 

Treize à Table, À partir du 2 novembre, Théâtre du Rideau Vert, environ 40$

 Someone Between, Mardi 9 novembre, Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, 20h, gratuit.

 Québec, je te mangerai un jour! – Marcelle Dubois, Mercredi 10 novembre, Auditorium le Prévost, 20h, gratuit

 Joséphina, Jeudi 18 novembre, Auditorium Le Prévost, Mercredi 24 novembre, Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, 20h, gratuit

DANSE 

Impact, Marc Boivin, Lundi 4 novembre, danse contemporaine, Maison de la culture Frontenac, 20h, gratuit.

 Match d’improvisation de danse d’Imprudanse, Dimanche 7 novembre, danse contemporaine, Café Campus, 17h à 19h, 8$.

 Un Peu de Tendresse Bordel de Merde, Vendredi 19 novembre, danse contemporaine, Maison de la culture Frontenac, 22h, gratuit.

 Pouliches, suivi du carnaval des animaux (pas selon Saint-Saëns), Mercredi 24 novembre, danse contemporaine, Maison de la culture Prévost, 20h, gratuit.

ARTS VISUELS

 Full Spectrum, Vendredi 5 novembre, Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, 20h, gratuit avec laissez-passer.

 Japonitude, Jusqu’au 7 novembre, Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, gratuit.

 Fragments, Jusqu’au 7 novembre, Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, gratuit.

 Têtes, Jusqu’au 28 novembre, Maison de la culture Frontenac, gratuit.

Laura Pelletier

Actualités mode de novembre

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 1:35

Retour sur la SMM 2010

La Semaine de la Mode de Montréal n’a pas passée inaperçue cette année. La foule n’était toutefois pas très abondante. J’ai assisté au défilé de Soïa & Kyo. Les créations étaient magnifiques, mais le défilé était un peu trop court. Nous n’avons pas eu la chance de voir beaucoup de morceaux de la collection de ce merveilleux designer.

Le défilé de Valérie Dumaine en a épaté plus d’un. La jeune désigner commence à se faire grandement remarquer et est à tout prix à surveiller. Son style romantique chic est très mignon. La jeune désigner travaille aussi avec du très beau matériel. L’ambiance de la SMM était aussi remarquable qu’à chaque année et l’expérience fût très agréable.

Porter la mode dans son coeur

Vous connaissez peut-être l’événement créé par la fondation Farha qui regroupe les plus grands designers montréalais à chaque année. Et bien si la réponse est non, sachez que Au cœur de la Mode aide les gens atteint du SIDA par des dons fait lors de l’événement. Les designers invités vendent leurs collection à 50% de rabais ou plus et cela sans taxe. De plus, 20% des profits vont pour aider à guérir le SIDA. Si vous désirez être vendeur pour une journée dans la boutique d’Yves Jean Lacasse ou encore de Rudsak, vous pouvez vous inscrire pour être bénévole sur le site suivant:

http://www.farha.qc.ca/get_involved.php?page=volunteer&lang=fr

 L’expérience en vaut la peine et de nombreux privilèges (comme magasiner avant tout le monde) s’ouvre à vous. Sinon, vous pouvez toujours venir faire un tour au palais des congrès samedi et dimanche le 6 et 7 novembre et profiter des nombreux rabais.

Jeannie Rivest

Photo: Charles William Pelletier

 

SMM AUTOMNE 2010

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 1:26

DANS LES COULISSES DE LA SEMAINE DE LA MODE DE MONTRÉAL

avec Carlie Raymond-Giasson,

étudiante de première année en commercialisation de la mode

par Laura Pelletier

Quelles tâches as-tu assumé en arrière-scène?

J’étais une des habilleuses. C’est nous qui s’occupaient de changer les mannequins le plus vite possible lorsqu’ils arrivaient du podium (on avait entre 30 et 40 secondes pour les changer). Il fallait aussi s’assurer que le mannequin ait tous ses accessoires et que tout soit en ordre. Quand on arrivait là-bas, les ensembles étaient déjà préparés et on avait une photo du mannequin avec l’ensemble qui nous montrait comment on devait mettre chaque morceau. On devait étudier un peu les photos pendant que les mannequins se faisaient maquiller et coiffer.

Pour quels créateurs as-tu été habilleuse et combien d’ensembles avait-tu à mettre au mannequin pour chacun d’eux?

J’ai été habilleuse pour Valérie Dumaine, une créatrice qui fait du prêt-à-porter classique et assez chic et fancy et pour Second Clothing. J’ai vraiment aimé le style de Second Clothing; c’était des vêtements que je porterais, plus de mon style. Pour Valérie Dumaine, j’avais deux kits. C’était vraiment relaxe, on avait au moins deux minutes pour habiller les mannequins. Cette designer-là avait moins ne mannequins et d’ensembles, donc les mannequins défilaient un à la fois sur la passerelle. Quatre habilleurs n’ont pas pu participer à ce défilé parce qu’il n’y avait pas assez de mannequins à habiller (on était 11 habilleurs en tout). Après, c’était le défilé de Second Clothing. On avait trois kits chacun et les mannequins défilaient deux ou trois à la fois sur le podium. On était 15 habilleurs pour ce défilé-là et on a même eu besoin de l’aide d’autres bénévoles et responsables. Ça runnait vraiment! Il devait y avoir une quarantaine d’ensembles en tout.

Est-ce qu’il y a un kit qui t’a posé problème?

Non, parce que je n’ai pas eu d’accessoires à mettre et je n’ai eu aucun changement de chaussures à faire. C’était seulement des vêtements, du prêt-à-porter. Ma voisine d’à côté, elle, a eu quelques difficultés avec une robe qui était trop petite pour la mannequin au niveau du buste. Elle a dû couper la robe pour réussir à l’enlever au mannequin. Je ne pense pas que ça a vraiment dérangé le designer, parce que tout ce qu’un créateur veut, c’est que sa collection soit présentée de la bonne façon, mais une fois présentée, c’est moins grave si un morceau est coupé, surtout que là, elle n’avait pas le choix.

Est-ce que les créateurs étaient là en arrière-scène?

Valérie Dumaine n’était pas là, je crois, à moins qu’elle soit passée très subtilement. Pour Second Clothing, le créateur, Éric Wazana, était là pour nous encourager. Il criait: « Let’s go les filles! » et était fier de nous.

La maigreur et l’âge des mannequins était-ils choquants?

Non. C’est certain que les mannequins étaient minces, mais aucune n’était maigre au point que ce soit la peau et les os. Je n’ai pas été surprise, ce n’était pas frappant. La plus jeune mannequin avait 14 ans, mais elle n’avait vraiment pas l’air aussi jeune parce qu’elle avait une attitude très professionnelle. Tous les mannequins que j’ai pu voir étaient professionnels et respectueux des habilleurs.

Quels sont les avantages à être habilleur pour un tel événement? As-tu pu assister à des défilés gratuitement?

Le plus grand avantage c’est qu’on se fait des contacts, on rencontre plein de monde. On voit c’est quoi l’arrière du décor, aussi. Ça n’a rien à voir avec ce qui se passe sur le podium. Sur le podium, c’est le fun, mais en arrière, on doit tout faire rapidement et c’est assez stressant, même si c’est très excitant aussi. Les gens crient d’aller plus vite. Il faut que les mannequins soient prêts et que tout entre dans l’ordre, sinon ça ne marchera pas une fois rendu sur le podium. On n’a pas pu assister à des défilés gratuitement et je trouve ça assez dommage. J’étais arrivée une heure et demie d’avance et je pensais pouvoir faire ça justement, mais j’ai juste vu ce qui était en arrière du défilé. Les habilleurs entraient par en arrière, par un genre d’entrepôt.

Est-ce qu’il y a eu des petits accrochages?

La responsable a dit que cette année, tout avait bien été. L’année passé, il y avait eu quelques problèmes; il y avait des filles qui prenaient des photos au lieu de se concentrer sur leur job d’habilleuse. Ça nous a fait un peu peur je crois, donc on a tous vraiment focusé sur nos tâches. J’étais là le mardi et elle avait dit qu’à date, pour tous les défilés, ça avait été parfait.

Comment fait-on pour être habilleur pour de tels événements?

Des responsables sont venus faire une présentation dans nos classes. Il viennent à chaque année faire ça pour recruter des gens qui étudient dans le domaine de la mode et qui sont donc les principaux intéressés. Après avoir été informé, tu vas faire la file pendant environ deux heures pour aller t’inscrire et tu espères avoir une place! Mon amie était là depuis deux heures et demie et moi je l’ai rejoint et j’ai attendu encore environ une heure et demie ou deux heures, tout ça avant que la période d’inscription commence. Les inscriptions commençaient à 13h et il y avait déjà des gens en file à 10h le matin.

As-tu aimé ton expérience et penses-tu redonner ta candidature pour la prochaine Semaine de la Mode de Montréal?

Je vais sûrement m’inscrire pour le festival Mode et Design, mais je ne sais pas si je serais prête à refaire une file de deux heures. Mon amie qui l’a fait aussi est bien motivée à le refaire, donc ça m’encourage tout de même un peu à retenter l’expérience.

Quel autre rôle aimerait faire si tu es bénévole pour la prochaine Semaine de la Mode de Montréal?

C’est certain qu’après avoir vu ce qui se passe en arrière-scène, j’aurais le goût d’essayer d’être mannequin. Tu te fais maquiller, coiffer, habiller et tu es bien traité.

…Un aperçu des deux créateurs mentionnés plus haut…

Valérie Dumaine est une créatrice qui joue surtout avec les coupes et les textures. Elle reste dans la sobriété et les couleurs plus sombre. C’est en toute subtilité (volants, tissus à fini métalliques, etc.) qu’elle fait de ses pièces de vraies petites merveilles.

Second Clothing, marque lancée par Éric Wazana, est faite à 100% au Canada et est spécialisée dans la confection de jeans hauts de gamme. Sa collection comporte des jeans de toutes sortes, dont les yoga jeans, des jeans extrêmement confortables et de grande qualité.

 

octobre 2, 2010

Marie-Antoinette: une des premières accro aux chaussures

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 6:50

 

par Laura Pelletier

Photo: Site Internet d’Aldo

Pour tous ceux et celles qui trouvent qu’ils exagèrent avec leurs 20 ou 30 paires de chaussures, dites-vous qu’il y en a des pires de vous et ce, depuis très longtemps. Le meilleur exemple: la reine Marie-Antoinette.

Sa collection

Cette Autrichienne qui fut reine de France de 1774 à 1793 possédait environ 500 paires de chaussons, donc plus de 500 paires de chaussures (tous les types confondus). Un domestique était chargé exclusivement de l’entretient de ces paires. Près de 30 couturières travaillaient sans répit pour cette femme des Lumières, concevant des chaussures, des vêtements, des chapeaux et des accessoires à son goût. Certains disent que Marie-Antoinette est la première personne ayant été victime de la mode (fashion victim).

Son budget

Elle avait un budget de 120 000 livres par an donné par la cour pour son habillement, mais n’arriva jamais à le respecter. En 1776, elle dépassa son budget de 28 000 livres, en 1780, 74 118 livres et en 1783, 83 067 livres. Le peuple avait de quoi vouloir se révolter et accuser Marie-Antoinette de dépenser leur argent à mauvais escient (quoi que joli escient)!

Au moins, cette première dame du Royaume était plus écologique que les gens de nos jours! Alors qu’aujourd’hui sont vendus des chaussures de plastique dont la durée de vie ne dépasse jamais deux ans, Marie-Antoinette, elle, avait une couturière spécialisée pour la réparation de ses chaussures (et de ses vêtements). De plus, elle vendait les robes qui ne lui plaisaient plus à chaque fin de saison.

Malgré la montée de son impopularité auprès du peuple dû à ses dépenses folles, les dépenses de Marie-Antoinette ne cesseront d’augmenter jusqu’à sa mort. Elle fut guillotinée pour trahison durant Révolution française (1789-1799), plus précisément en 1793.

Inspirante, cette Autrichienne

Les chaussures de l’autrichienne font rêver les gens encore aujourd’hui par leurs coupes et ornementations disparues dans les tendances actuelles. Plusieurs créateurs vont toutefois de temps en temps enfreindre les règles de la mode moderne comme Christian Louboutin qui, en 2009, a lancé une collection (en série limitée) de 36 paires de chaussures inspirées du style de celles de Marie-Antoinette. Les clientes pouvaient s’en procurer pour 4000 euros et elles attendaient en ligne devant la boutique du créateur sur la Madison Avenue à New York, espérant qu’il reste un nombre suffisant de paires. L’expression «vouloir quelque chose à tout prix» prend tout son sens ici!

Qu’est-il advenu de sa fabuleuse garde-robe? Ne paniquez pas! On en retrouve quelques éléments dans son domaine à Versailles qui est d’ailleurs ouvert au public (visite au prix de 10 euros).

Je les veux!

Si vous désirez vous procurer une paire de pompes ou de ballerines à l’allure victorienne pour un peu moins cher, les magasins Aldo ont sorti quelques modèles correspondant à ce style pour la collection d’automne 2010, mais pour avoir une paire de chaussures digne de Marie-Antoinette, je vous conseille d’investir dans une bonne paire de chaussures de cuir simples, d’acheter quelques accessoires (perles, rubans de dentelle et de velours, boucles, fleurs, etc.) et de faire un fabuleux DIY (Do it yourself).

En attendant votre voyage en France, vous pouvez admirer toutes les chaussures de l’autrichienne Marie-Antoinette en louant le film Marie-Antoinette (sorti en 2006). Vous pourrez ainsi vous faire une petite idée de sa collection et de l’allure des chaussures du 18e siècle. Par contre, laissez de côté la paire de Converse roses qu’on peut apercevoir dans le film…petit anachronisme (chaussure du 20e siècle)!

septembre 17, 2010

L’hiver est déjà arrivé dans les centres d’achats

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 12:54

Bien que quelques semaines aient passé depuis la sortie des collections hivernales, c’est maintenant que les gens commencent à s’attarder aux nouvelles tendances de la saison froide.

Les retours en force

Vous avez déjà dépensé des centaines de dollars pour des cuissardes? Réjouissez-vous! Ces bottes hautes reviennent à la mode. En effet, elles se portent très bien avec des leggings ou des collants. Si vous ne vous en êtes pas encore procuré, sachez qu’il y a quelques modèles déjà disponibles dans quelques magasins dont Spring et BB Shoes. De plus, si vous ne trouvez pas votre grandeur, Spring se charge de la trouver pour vous et de vous envoyer vos chaussures par la poste et tout cela sans frais.

On peut aussi remarquer le retour du thème fleuri qui a fait une grande entrée cet été. On le retrouve notamment dans le catalogue d’hiver de Victoria’s Secret. Le seul petit changement avec la saison dernière est que le noir est beaucoup plus dominant dans les motifs floraux. On peut aussi retrouver de jolis bas collants à motifs de fleurs chez H&M.

Les nouveautés de la saison

Vous avez sûrement entendu parler des fameux jegging. Ce sont des leggings en jeans. Pratiques pour sortir, en plus d’être plus confortables que des jeans, les jeggings seront partout cet hiver. Vous pouvez vous en procurer d’excellente qualité chez Simons pour seulement 28$.

Les t-shirts et les chandails rayés seront aussi de la partie cet hiver. Qu’ils soient rayés à l’horizontal, à la verticale ou à la diagonale, ils envahissent les magasins. L’important quand vous choisissez ce type de chandail est de sélectionner le modèle qui avantage votre corps. Le truc est d’en essayer plusieurs et de faire le meilleur choix.

Également, nous nous ferons un plaisir de retrouver de la dentelle dans beaucoup de magasins cet hiver. Robes, leggings, collants, chandails…ils se font tous en dentelle! Nous retrouvons même de la guipure dans plusieurs collections.

La SMM

Petit rappel, la semaine de la mode de Montréal se tiendra du 27 au 30 septembre. Pour se procurer des billets de dernière minute il faut aller sur le site http://www.lavitrine.com .

Au cœur de la mode

Vous voulez faire du bénévolat pour une bonne cause tout en magasinant. Au cœur de la mode est la pour vous. La Fondation Farha qui lutte contre le SIDA organise deux fois par année cette braderie très amusante. Plusieurs designers comme Philippe Dubuc, Yves Jean Lacasse, Ça va de soi, Rudsak et beaucoup d’autres sont présents chaque année pour solder leur collection à 50% de rabais en plus d’enlever les taxes. De plus, 25% des profits vont à la Fondation Farha. Y faire du bénévolat est une belle occasion d’aider la cause et de connaître de nouveaux autant que de célèbres designers de chez nous. La prochaine édition aura lieu les 6 et 7 novembre prochain. Pour de plus amples informations et pour le formulaire d’inscription visitez sur le site http://www.farha.qc.ca .

La ville de Montréal s’occupe de la mode

Le département de la mode de la mairie de Montréal à décidé de lancer le 15 septembre dernier le site internet http://www.modemontreal.tv . Le site est merveilleux, permettant aux gens de mieux connaître la mode québécoise et de connaître les faits croustillants sur la mode de chez nous.

Jeannie Rivest

avril 21, 2010

Les chroniques d’une fashionista névrosée.

Filed under: Mode — lemediumsaignant @ 2:46

S’il y a quelque chose que j’adore jusqu’à en mourir de plaisir, c’est bien les chaussures. Les élégantes bottes cavalières Marc Jacobs, les magnifiques escarpins Christian Louboutin (minimum 600$ la paire, mais bon, la carte de crédit n’existe pas pour rien) et les mignonnes petites ballerines Chanel (seulement aperçues sur papier glacé et dont le prix a même fait pleurer ma sœur Sara, connue pour être encore plus dépensière que moi ) .

Je me souviens de la fois où j’ai acheté ma première paire de talons hauts. C’était le jour de mes 13 ans, il y a 6 ans de cela dans une petite boutique coincée entre un magasin de lingerie (dont les culottes, qu’il vendait, étaient coupées tellement haut sur les hanches que cela rappelait les hideux justaucorps des années 80) et un restaurant Coréen où le gérant était aussi asiatique que Ginette Reno est brésilienne. Ma mère m’avait traînée de force au centre commercial le plus près avec l’intention de faire des emplettes de dernière minute pour la petite fête organisée à l’occasion de ce qui semblait être un rude et bien étrange passage vers l’adolescence. Je passai devant cette boutique en maudissant ma mère de son incapacité à choisir entre le ketchup Heinz et le ketchup sans nom (personnellement, malgré toutes ces années de consommation de ketchup, je n’ai jamais eu la capacité de les différencier correctement), quand une lueur attira mon attention. Derrière la vitrine, posée sur une estrade de velours bleu trônait fièrement une magnifique paire de Mary Jane à double boucles rouge. Ce fut l’une des premières fois où j’eus la faiblesse de croire en l’amour, un coup de foudre instantané, un frisson emprisonné sous la peau qui semblerait s’apaiser seulement si un jour ces chaussures m’appartenaient. C’est dans cet état de fascination que ma mère, les bras remplis de sacs d’épicerie, me trouva plantée devant la vitrine à admirer l’objet qui fut par la suite une étrange source de réconfort à mes crises de nerfs quotidiennes. Elle déposa ses sacs, me prit par la main et me tira à l’intérieur de la petite boutique en dégainant sa carte de crédit (à bien y penser, dans la famille on a tout un petit problème de crédit…hum réflexion à approfondir). Je me souviens du vendeur bedonnant qui tentait de me refourguer une autre paire de souliers, sous prétexte que la paire que je désirais  avait  été mise de côté par une cliente qui reviendrait les prendre le lendemain. Ma mère, aucunement découragée, offrit de doubler le prix des chaussures. Le vendeur réticent à revenir sur un contrat de vente, finit quand même par céder en voyant mes yeux s’embrouiller de larmes (je pense aussi, que le 1 mètre 80 de ma mère y était pour quelque chose). Le sac en main où les souliers, ou mes souliers reposaient sur un nuage de papier de soie, je sortis de la boutique le sourire aux lèvres avec la sensation que cet évènement fut le premier pas vers la personne que je suis aujourd’hui.

Issa, fashionista nostalgique

Écrit par : Laurry Petit-Fable

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